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La France est le pays où le plus fort pourcentage du PIB est consacré aux dépenses totales de retraite, mais celui où le financement par capitalisation est le plus faible. Cette comparaison internationale faite par l'assureur Swiss Re illustre à quel point le financement des retraites pèse sur les comptes publics français, avec près de 12 % du PIB. A contrario on observe que les dépenses dépenses publiques et l'effort global consacré aux retraites sont moindres dans les pays ayant développé des produits d’épargne retraite par capitalisation. Ce résultat est assez logique. En effet, l'épargne retraite est nettement plus efficace que la répartition. Les sommes capitalisées produisent des intérêts permettant, à cotisation égale, d'obtenir une retraite 2 à 3 fois plus conséquente qu'avec un système par répartition. Ajoutons qu'en plus l’épargne retraite permet de financer le développement de l’économie, ce qui n’est pas le cas d’un financement par répartition tel qu’il existe en France. Un recours plus systématique à l’épargne et à la capitalisation permettrait donc d’alléger les contraintes pesant sur les finances publiques françaises, de préserver le pouvoir d’achat des retraités et des actifs et de contribuer davantage au développement économique.

(Source : Swiss Re, Sigma, n° 3/2007, "Les produits de rente : une solution privée au risque de longévité", disponible sur le site www.swissre.com/sigma)