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  <title>Quelle retraite ? - Tag - Privilèges</title>
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  <description>Capitalisation ou répartition, c'est à vous de préparer votre retraite et votre avenir en toute connaissance de cause.
L'objet de ce site est d'alimenter votre réflexion sur la retraite, en vous expliquant comment la préparer au mieux.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 01 Nov 2008 11:00:38 +0100</pubDate>
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    <title>Retraites : les neufs privilèges du secteur public.</title>
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    <pubDate>Mon, 10 Apr 2000 23:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Fonctionnaires</category>
        <category>Privilèges</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les retraites de tous les Français du secteur privé sont payées par
leurs cotisations. Celles des fonctionnaires sont payées par les
contribuables : c’est une des inégalités choquantes dont bénéficie le
régime des retraites publiques. Avec beaucoup de cynisme, les mêmes
fonctionnaires qui réclament l’égalité avec le privé quand cela les arrange,
gardent sous silence les inégalités dont ils bénéficient.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats, qui recrutent l’essentiel de leurs effectifs dans la fonction
publique, font traditionnellement montre d’un attachement à une égalité de
traitement la plus intégrale. Ils ont défendu pendant des années l’école
unique, au nom d’une quête de l’égalité des chances qui devait conduire à
l’abolition de toute distinction religieuse ou culturelle. Ils s’opposent
systématiquement à toute libéralisation de l’assurance maladie, au motif que
celle-ci pourrait susciter l’apparition d’une médecine « à deux vitesses
». De même, les syndicats militent pour la réduction du temps de travail des
fonctionnaires et assimilés. A les entendre, il n’y aurait pas de raison que
les mesures mises en œuvre dans le secteur privé ne s’appliquent pas dans le
public, même si les fonctionnaires ont une charge de travail nettement
inférieure à la moyenne des français. Néanmoins, à y regarder de plus près, il
semble que cette quête de l’égalité fonctionne à sens unique. Le leitmotiv
égalitariste est systématiquement mis en avant lorsqu’il s’agit de revendiquer
plus de moyens pour le secteur public et ses personnels. En revanche, il n’est
jamais mis au premier plan pour défendre les intérêts des contribuables ou des
salariés du privé. Tout se passe comme si l’égalité devait avant tout profiter
à une seule catégorie d’individus. Il en va notamment ainsi en matière de
retraites, puisque les fédérations de fonctionnaires rejettent systématiquement
les propositions d’harmonisation. Or, force est de constater qu’il existe de
nombreuses disparités de traitement entre le régime des travailleurs salariés
et les régimes de la fonction publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Première inégalité, la durée de cotisation. Au terme de la réforme Balladur,
les salariés du privé obtiendront en 2003 une retraite « à taux
plein » à condition d’avoir validé 160 trimestres. Or, la durée de
cotisation n’a pas changé dans les régimes de la fonction publique. Depuis
1948, elle est, au maximum, de 37,5 années. Précisons que la durée de
cotisation peut descendre à 25 ans (officiers), voire à 15 années (militaires
du rang, mères de trois enfants)… Conséquence, les agents de la fonction
publique partent nettement plus tôt à la retraite : l’âge moyen de départ
à la retraite oscille entre 59 ans (fonctionnaires civils) et 50 ans
(militaires), tandis que les salariés du privé prennent en moyenne leur
retraite à 63 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxième inégalité, la durée de la retraite. Les agents de la fonction
publique, qui partent le plus tôt à la retraite, sont aussi ceux qui ont
l’espérance de vie la plus grande. Ils disposent ainsi d’une durée moyenne de
retraite sensiblement plus élevée que leurs concitoyens : 26 ans pour les
femmes et 21 ans pour les hommes, soit respectivement 4 et 5 années de retraite
en plus que dans privé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisième inégalité, le mode de calcul de la pension. Les pensions des
fonctionnaires sont calculées en fonction du traitement des 6 derniers mois de
carrière. Elles représentent 75% de ce dernier traitement brut (hors primes)
dans le cas d’un fonctionnaire sédentaire ayant travaillé 37,5 ans sans avoir
eu d’enfant. Au gré des majorations, les pensions peuvent monter jusqu’à 100%
du dernier traitement. A contrario, dans le secteur privé, la pension de base
sera, en 2008, de 50% des 25 meilleurs salaires annuels (bruts et plafonnés).
Même complétée par une pension complémentaire (ARRCO, AGIRC…), elle donne un
taux de remplacement sensiblement inférieur à celui du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatrième inégalité, le mode d’indexation de la pension. Les retraites
public, comme celles du privé, sont réévaluées en fonction de l’indice des
prix. Mais fonctionnaires à la retraite bénéficient, en plus, des mesures
catégorielles accordées aux agents actifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinquième inégalité, la pension minimale. La pension minimale du secteur
public est attribuée sans condition d’âge ou de durée d’assurance. Elle
avoisine 5.500 francs, contre 3.300 francs dans le privé (à condition d’avoir
cotisé 150 trimestres ou plus).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sixième inégalité, le cumul emploi / retraite. Le cumul emploi retraite ne
pose aucun problème dans le public puisque le retraité peut toucher
l’intégralité de sa pension tout en exerçant une activité dans le secteur
privé. En revanche, les droits du retraité du privé sont revus à la baisse en
cas de reprise d’activité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Septième inégalité, la pension de reversion. Indépendamment de leurs
ressources, les veuves ou veufs de fonctionnaires perçoivent 50% de la pension
de leur conjoint (plafonnée à 37,5% du traitement brut pour les veufs). Dans le
régime général, le taux est légèrement plus favorable (54% de la pension), mais
la reversion s’effectue sous de strictes conditions de ressources. Les familles
de fonctionnaires sont donc, une fois de plus, sensiblement favorisées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Huitième et neuvièmes inégalités, les fonctionnaires ne sont pas astreints à
la répartition et peuvent aisément capitaliser. Contrairement à une idée reçue,
les retraites des fonctionnaires n’obéissent pas à la logique de répartition,
telle qu’elle a été mise en place par le régime de Vichy puis confirmée à la
Libération. En effet, les pensions de la fonction publique ne sont pas
financées par les cotisations des actifs, mais par les impôts de tous les
français. Ce particularisme, qui remonte à la loi de budgétisation de 1853,
explique pourquoi les retraites des fonctionnaires sont sensiblement plus
attractives que celles du privé. Précisons enfin que les fonctionnaires peuvent
constituer des retraites par capitalisation dans des conditions fiscalement
avantageuses. Ils sont, par exemple, 200.000 à recourir au dispositif Préfon
retraite, qui leur permet d’économiser jusqu’au tiers de leur facture d’impôt
sur le revenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le système de retraite fonctionne donc à deux vitesses. Il y a d’un côté les
fonctionnaires, qui ne supportent pas les désagréments de la répartition et ont
accès à des dispositifs de capitalisation attrayants. Il y a de l’autre les
actifs du privé, doublement pénalisés dans la mesure où ils financent les
retraites du secteur privé et les privilèges des pensionnés du public.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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