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  <title>Quelle retraite ? - Tag - Epargne Salariale</title>
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  <description>Capitalisation ou répartition, c'est à vous de préparer votre retraite et votre avenir en toute connaissance de cause.
L'objet de ce site est d'alimenter votre réflexion sur la retraite, en vous expliquant comment la préparer au mieux.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 01 Nov 2008 11:00:38 +0100</pubDate>
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    <title>Cachez cette épargne salariale que je ne saurais voir.</title>
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    <pubDate>Wed, 28 Jun 2000 23:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Epargne Salariale</category>
        <category>Epargne Salariale</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent Fabius est en train de boucler un avant-projet de loi sur
l’épargne salariale. En dépit des précautions prises pour ne pas froisser les
partenaires sociaux, il s’agit d’une bonne nouvelle pour tous ceux qui désirent
préparer activement leur retraite. On regrettera néanmoins que le gouvernement
Jospin se contente d’introduire la capitalisation en catimini, à l’opposé de la
démarche courageuse des rouges-verts allemands.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bonne nouvelle, les salariés pourront capitaliser plus
facilement&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après deux ans de consultations diverses, le gouvernement passe à l’acte.
Conformément aux recommandations des rapports Lorenzi (mars 1998) puis
Balligand-Foucault (janvier 2000), Laurent Fabius est en train de mettre en
place un instrument d’épargne longue calqué sur la fiscalité des plans
d’épargne d’entreprise. Le futur plan partenarial d’épargne salariale
volontaire (PPESV) permettra de capitaliser jusqu’à 25% des rémunérations
salariales sur dix ans, voire plus, en l’échange d’une fiscalité attrayante.
L’épargne salariale - qui concerne aujourd’hui 4,4 millions de personnes
bénéficiant de dispositifs de participation, intéressement ou d’épargne
d’entreprise – deviendrait ainsi un instrument de prévoyance long terme. Cette
démarche novatrice permettrait notamment d’éviter la paupérisation des
ressortissants du régime général d’assurance vieillesse, dont les retraites
stagnent depuis leur indexation sur les prix (réforme Balladur de 1993).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les dispositions introduites par Laurent Fabius, il faut souligner
celles autorisant la mise en place de plans d’épargne inter-entreprises (PEI).
Concrètement, les partenaires sociaux pourront s’entendre pour créer un PEI
géographique ou professionnel, qui sera ouvert aux employeurs et salariés qui
le souhaiteront. Tous les personnels des entreprises incluses dans le champ
d’un plan&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;d’épargne pourront capitaliser. Les salariés bénéficieront de conditions
fiscalement attrayantes, même si leur entreprise ne souhaite pas adhérer
individuellement au plan d’épargne et, a fortiori, l’abonder. D’autre part, le
texte à l’étude assouplit les règles de transfert d’épargne. Une personne
changeant d’employeur ne perdra plus le bénéfice d’une épargne salariale
antérieure : elle pourra réinvestir la totalité des sommes préalablement
placées, tout en conservant les avantages fiscaux associés aux périodes de
blocages déjà écoulées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mauvaise nouvelle, le gouvernement n’est pas prêt à assumer la
capitalisation retraite.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les dispositifs à l’étude présentent d’indéniables avantages, force est
de constater que le gouvernement n’est toujours pas prêt à tenir un discours de
vérité aux français. Officiellement, le PPESV n’est pas un produit d’épargne
retraite appelé à compléter les retraites par répartition. Le ministère des
finances ne manque d’ailleurs aucune occasion d’opposer l’épargne salariale, à
la française, aux fonds de pensions, à l’anglo-saxonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Détail révélateur, le texte proposé par Laurent Fabius ne tranche pas entre
les partisans d’un déblocage en rente viagère ou en capital. Il élude ce débat,
en laissant les partenaires sociaux libres de préciser, au gré des accords, le
mode de sortie. Il est probable que les syndicats, hostiles à la capitalisation
retraite, opteront pour une sortie en capital. A leurs yeux, cette dernière
présente l’avantage de ne pas entretenir d’ambiguïté avec les produits
retraites viagers. En réalité, ce débat est purement artificiel puisqu’un
salarié qui débloque son épargne en capital peut immédiatement la convertir en
viager en s’adressant à un intermédiaire financier. Ainsi, quoi qu’on en dise,
l’épargne salariale permettra de constituer des compléments retraite. Si les
motifs qui conduisent les partenaires sociaux à privilégier la sortie en
capital sont hypocrites, il faut néanmoins noter qu’en réalité ce mode de
sortie est favorable aux futurs retraités. En effet, la sortie en viager
présente - comme les retraites par répartition – l’inconvénient de pénaliser
les personnes modestes à faible espérance de vie. Une sortie en capital, qui
permettra notamment de constituer un patrimoine transmissible au sein des
familles, est donc un gage de justice sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lionel Jospin à la solution, mais il ne veut pas le
dire.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, sans présager d’éventuels durcissements, il apparaît que le projet
d’épargne salariale est, en l’état actuel, un excellent texte. Il importe
néanmoins d’apporter un bémol puisque le gouvernement propose de mettre en
place un dispositif indispensable, tout en refusant d’inciter les français à
l’employer pour constituer une épargne retraite. Contrairement à ses illustres
prédécesseurs, tels Jaurès, ou à ses homologues verts-rouges allemands, Lionel
Jospin n’est pas prêt à expliquer l’importance de la capitalisation retraite.
Sa démarche s’apparente à celle d’un enfant timide, qui aurait la solution au
problème du jour, mais n’oserait pas l’exposer, de peur de se faire gronder par
ses camarades… pluriels. En faisant voter en catimini un texte sur l’épargne
salariale, le gouvernement montre, une fois de plus, qu’il est à
l’arrière-garde du progrès social.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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