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  <title>Quelle retraite ? - Déficit</title>
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  <description>Capitalisation ou répartition, c'est à vous de préparer votre retraite et votre avenir en toute connaissance de cause.
L'objet de ce site est d'alimenter votre réflexion sur la retraite, en vous expliquant comment la préparer au mieux.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 25 Jul 2008 23:21:17 +0200</pubDate>
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  <item>
    <title>Derrière la rigueur verbale, le déficit se revalorise</title>
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    <pubDate>Fri, 21 Sep 2007 08:32:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Fonctionnaires</category>
        <category>Déficit</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le gouvernement français a annoncé que 22.700 postes de fonctionnaires
partant à la retraite ne seront pas remplacés en 2008, soit un tiers ou un
quart des départs à la retraite selon le périmètre retenu. Cette démarche
suscite de l’animosité de la part des syndicats de la fonction publique, mais
aussi des tiraillements au sein de la majorité. Christine Lagarde, ministre de
l’Economie, a défrayé la chronique en la présentant comme un « plan de
rigueur ». Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée a jugé nécessaire
de corriger le tir dès le lendemain, en assimilant les projets du gouvernement
à un « plan de revalorisation » de la fonction publique. Dans la
semaine qui a suivi, François Fillon, le Premier ministre, et Eric Woerth, le
ministre du Budget ont, eux aussi, cherché à minimiser les propos de la
ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que penser de cette cacophonie ? Dans un contexte de déficit public
structurel, est-il sérieux de parler de « rigueur » ou a contrario de
« revalorisation » ? Rien n’est moins sûr. Le non remplacement d’un
fonctionnaire à la retraite ne permet pas nécessairement de faire des
économies. En effet, l’agent partant à la retraite reste à la charge de l’Etat,
qui lui verse une pension équivalente à 75% de son dernier salaire
d’activité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’économie potentielle est donc au maximum de 25% du dernier salaire, si le
partant n’est pas remplacé. Ce ne sera cependant pas le cas, le gouvernement
ayant d’ores et déjà annoncé le remplacement de 2/3 des fonctionnaires partant
à la retraite en 2008. En faisant l’hypothèse que les partants seront remplacés
par des jeunes recrues deux fois moins rémunérées, l’équation budgétaire sera
dégradée. En effet, le coût des embauchés fera plus que compenser les économies
réalisées suite aux départs à la retraite. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christine Lagarde et Claude Guéant se trompent donc tous les deux. Il ne
sera pas possible de gérer les comptes publics avec « rigueur » l’an
prochain, qui plus est en « revalorisant» les carrières de fonctionnaires.
Avec 85.000 départs à la retraite en 2008, les dépenses de personnel et les
pensions vont continuer d’augmenter. La seule question est de savoir si elles
vont le faire à un rythme plus ou moins important que les années précédentes.
Depuis 1994/1995, l’emploi dans la Fonction Publique d’Etat a augmenté de 7,5%
en 10 ans et le nombre de pensionnés a cru de 26,8%. Le nombre d’actifs et de
retraités à la charge de l’Etat est passé de 3,8 millions à 4,4 millions. C’est
ainsi que, la part des dépenses de personnel dans le budget (hors charge de la
dette) est passée de 47% en 1996 à 52% en 2006, ce qui atteste d’un emballement
des dépenses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un contexte d’emploi à vie des fonctionnaires et de non provisionnent
de leurs retraites, conjugué à un déficit structurel dont la charge augmente,
le gouvernement a mieux à faire que de s’opposer sur des points de
sémantique.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Comptes de la Sécurité sociale, des résultats en trompe l’œil.</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2000/05/27/Comptes-de-la-Securite-sociale-des-resultats-en-trompe-loeil</link>
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    <pubDate>Mon, 22 May 2000 23:42:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Répartition</category>
        <category>Déficit</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Martine Aubry n’a pas le plaisir modeste. Depuis plusieurs semaines,
elle ne rate aucune occasion de mettre en avant ses résultats, en soulignant
que la décrue du chômage sont sans précédents et le retour à l’équilibre
financier de la Sécurité sociale. Or, force est de constater qu’en l’absence de
réformes structurelles ces résultats restent notoirement
insuffisants.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martine Aubry vient d’annoncer que, pour la première fois depuis 1985, le
régime général a été excédentaire l’an passé. Le résultat est modeste,
puisqu’il repose sur un solde positif de 235 millions (moins de 0,02% des
recettes), mais il est censé s’améliorer dans la mesure où les experts
gouvernementaux tablent sur 5 milliards d’excédents pour l’année en cours. Pour
autant, en dépit de l’autosatisfaction affichée par la ministre – qui ne rate
aucune occasion de critiquer ses prédécesseurs et les actuels gestionnaires de
l’assurance maladie - ces chiffres cachent une réalité en trompe l’œil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d’abord, et c’est le plus important, les recettes du régime général
(donc ce que les Français auront payé au total pour la sécu) ont augmenté de
4.6 % en un an pour atteindre le chiffre record de 1.318 milliards de Francs.
Quel exploit de réduire le déficit en augmentant les charges ! Le
gouvernement réplique que les cotisations sociales payées par les salariés ont
diminué, ce qui est vrai. Mais cette baisse a été plus que compensée par la
hausse des recettes de la CSG payée par l’ensemble des Français.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’autre part, les « bons chiffres » découlent des excédents des
branches accidents du travail (+1 milliard), famille (+4,81 milliards) et
vieillesse (+3,7 milliards pour la CNAVTS). En revanche, en dépit de l’envol
des recettes consécutif à la reprise de l’activité, l’assurance maladie reste
déficitaire (-9,35 milliards). Officiellement, les dépenses de santé ont
surpassé de 11,6 milliards l’objectif national voté par le parlement (615,1
milliards). Précisons que ce chiffre est notoirement sous évalué puisque les
caisses d’assurance maladie ont accumulé un important retard dans le traitement
des feuilles de soins. De nombreuses dépenses de 1999 n’ont pas été
comptabilisées à temps et ont été reportées sur l’année en cours, pour laquelle
on observe une croissance non contrôlée des remboursements. Il est ainsi dors
et déjà fait état d’une prévision de dépassement de 3 milliards de l’Objectif
national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) en 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il apparaît donc qu’en dépit du retour de la croissance, l’équilibre
financier de l’assurance maladie n’est pas atteint en 1999 et ne le sera pas en
2000. Ce résultats sont inquiétants puisque que, saufs exceptions, les
instruments de rationnement des dépenses prévus par le plan Juppé sont
désormais pleinement opérationnels. En outre, contrairement aux conservateurs
britanniques ou aux travaillistes néerlandais, l’actuel gouvernement n’a
procédé à aucune réforme structurelle alternative permettant de tabler sur une
amélioration durable des comptes de l’assurance maladie. Ayant fait barrage à
tous les projets visant introduire un certain degré de concurrence, il
s’accorde aujourd’hui le luxe de donner des leçons de gestion aux dirigeants de
l’assurance maladie. Or, la ministre de la santé et de la solidarité devrait
être cohérente avec elle même : on ne peut pas, d’un côté, critiquer les
dirigeants de la CNAMTS et, de l’autre, défendre leur monopole. Si l’assurance
maladie est mal gérée, il convient d’autoriser les assurés sociaux à recourir
aux services d’assureurs ou de mutualistes mieux à même de contrôler les
dépenses. Il est vrai que Martine Aubry n’est pas à une contradiction
près : celle qui avait critiqué le plan Juppé et les projets de réduction
du temps de travail a mis en œuvre, un fois ministre, ces dispositifs avec une
rare détermination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dépit des communiqués de victoire, celle qui s’apprête à briguer la
mairie de Lille léguera un passif empoisonné à ses successeurs au ministère de
l’emploi et de la solidarité : alors que l’assurance vieillesse – par
répartition – est appelée à devenir déficitaire dans un avenir proche,
l’équilibre financier de l’assurance maladie n’est toujours pas atteint. Plus
grave, alors que la croissance prête à l’adoption de réformes structurelles
visant à introduire la concurrence au sein de la Sécurité sociale, aucun effort
dans ce sens n’a été fait. Il est a craindre que l’actuel gouvernement ne se
comporte exactement comme l’avait fait en son temps le gouvernement Rocard, en
mettant à profit la conjoncture économique pour masquer les défaillances
structurelles de l’économie française.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le gouvernement compte sur les pseudos excédents de la Sécurité sociale pour masquer le déficit public.</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2000/05/16/Le-gouvernement-compte-sur-les-pseudos-excedents-de-la-Securite-sociale-pour-masquer-le-deficit-public</link>
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    <pubDate>Mon, 15 May 2000 23:45:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Répartition</category>
        <category>Déficit</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Martine Aubry devrait annoncer, lundi 22 mai, que le régime général
a atteint l’équilibre en 1999. Les milieux gouvernementaux se réjouissent de
cette amélioration des comptes de la sécurité sociale, qui devrait permettre de
masquer l’ampleur du déficit public. Néanmoins, cette embellie conjoncturelle
représente une goutte d’eau eu égard à l’endettement précédemment accumulé par
les régimes sociaux et à leurs besoins de financement futurs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la prochaine réunion de la Commission des comptes de la Sécurité
sociale, Martine Aubry devrait annoncer que le régime général a atteint
l’équilibre en 1999. Cette amélioration, qui tient à des rentrées de
cotisations dynamiques et à une évolution favorable des dépenses de santé,
devrait se poursuivre tant que la conjoncture restera favorable. Il est ainsi
fait état d’excédents prévisionnels d’une dizaine de milliards en 2000 et d’une
soixantaine de milliards en 2001 (0,7% du PIB).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’amélioration des de la Sécurité sociale est
conjoncturelle.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces résultats représentent une aubaine pour les pouvoirs publics puisqu’ils
permettraient de réduire le déficit public prévisionnel sans remettre en cause
le déficit de l’Etat. A titre d’illustration, la récente lettre de cadrage
budgétaire prévoit de ramener le déficit public de 1,7% du PIB en 2000 à 1,2%
du PIB en 2001. Cette amélioration reposerait essentiellement sur l’embellie
des comptes sociaux, tandis que le déficit de l’Etat ne diminuerait que de
façon marginale. A 195 milliards, ce dernier baisserait à peine de 0,1% du PIB.
Précisons en outre que cette amélioration cosmétique pourrait être acquise
moyennant un tour de passe-passe : arguant de l’embellie conjoncturelle
des comptes sociaux, l’Etat compte en effet remettre en cause tout ou partie de
ses transferts financiers vers les administrations de Sécurité sociale (192
milliards en 1999). Si cette voie était choisie, nous nous préparerions des
lendemains qui déchantent. A défaut de résorber de façon drastique nos déficits
publics structurels, comme le font nos partenaire, la France de deviendrait la
lanterne rouge européenne en matière de déficit et ne pas pourrait pas
stabiliser sa dette publique en cas de retournement de conjoncture. En outre,
le recyclage étatique des recettes conjoncturelles de la sécurité sociale
serait d’autant plus dangereux que la dette des régimes sociaux n’a pas été
apurée et que les dépenses associées au vieillissement n’ont pas été
provisionnées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La dette sociale n’a toujours pas été remboursée.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut souligner qu’il est nécessaire de relativiser l’importance des
excédents, avérés ou prévisionnels, des comptes sociaux. En effet, ils sont en
partie fictif dans la mesure où les partenaires sociaux n’assument plus la
gestion de leurs déficits antérieurs. Ceux-ci ont été confiés à une structure
ad hoc, la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES). Cet
établissement public, crée par Alain Juppé en 1996, est encore endetté à la
hauteur de 200 milliards de francs. Financé notamment par la CRDS, il devrait
fonctionner jusqu’en 2014 puisque Lionel Jospin a prorogé sa durée de vie 5
ans. Aussi, au lieu de mettre à profit les excédents conjoncturels de la
Sécurité sociale pour financer le déficit de l’Etat, il vaudrait mieux
rembourser par avance la dette sociale, supprimer la CRDS et éteindre la CADES.
Or, le gouvernement se refuse à une telle démarche qui le priverait d’une manne
fiscale et de facilités financières conséquentes. En effet la CADES représente
une double aubaine : d’une part elle est financée par une CRDS qui
rapporte 28 milliards en 1999 ; d’autre part l’établissement public
dispose d’une trésorerie positive qui permet de masquer l’ampleur du déficit de
l’Etat vis-à-vis de Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les dépenses sociales liées au vieillissement n’ont toujours été
provisionnées.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De même qu’il serait dangereux d’employer les excédents de la Sécurité
sociale pour financer les dépenses courantes tant que la dette sociale n’a pas
été apurée, il serait irresponsable de se livrer à un tel tour de passe-passe
tant que les retraites n’ont pas été provisionnées. Il est acquis qu’à partir
de 2005, le nombre de retraités augmentera sensiblement. Cette évolution
démographique aura un effet direct sur les comptes de l’assurance vieillesse
(moins de cotisants, plus de bénéficiaires), mais aussi sur ceux de l’assurance
maladie. Elle pourrait en outre avoir un effet indirect sur l’ensemble de
l’économie puisque d’aucuns prédisent que le vieillissement s’accompagnera d’un
ralentissement de la croissance. Dans ces conditions, il serait judicieux de
provisionner dès à présent le choc démographique en permettant aux futurs
retraités de capitaliser. Aussi, au lieu d’utiliser les excédents conjoncturel
de la Sécurité sociale pour financer le déficit public, il vaudrait mieux les
restituer aux français, afin qu’ils puissent épargner en prévision de leurs
vieux jours. Or, là encore, l’actuel gouvernement refuse de consentir à une
telle évolution. Il propose en effet de s’approprier directement et
indirectement les excédents des organismes sociaux, moyennant le reversement
d’une partie des excédents sociaux et le placement du solde dans un fonds de
réserve collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe donc un risque bien réel que le gouvernement de Lionel Jospin ne
mette à profit l’embellie temporaire des comptes sociaux pour financer les
déficits de l’Etat sans procéder aux réformes structurelles. Cette attitude,
pleinement rationnelle à l’approche des élections, n’en serait pas moins
irresponsable à long terme. En effet, elle reporterait le coût financier des
réformes de l’Etat et de la Sécurité sociale sur les générations à venir.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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