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  <title>Quelle retraite ?</title>
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  <description>Capitalisation ou répartition, c'est à vous de préparer votre retraite et votre avenir en toute connaissance de cause.
L'objet de ce site est d'alimenter votre réflexion sur la retraite, en vous expliquant comment la préparer au mieux.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 10 Mar 2010 19:16:16 +0100</pubDate>
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  <item>
    <title>Retraites, le disque rayé</title>
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    <pubDate>Fri, 26 Feb 2010 20:37:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Répartition</category>
        <category>AGIRC</category><category>ARRCO</category><category>COR</category><category>Déficit</category><category>Répartition</category><category>Sécurité Sociale</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.quelleretraite.com/public/.tourne-disque_s.jpg&quot; alt=&quot;TourneDisque&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;TourneDisque, fév. 2010&quot; /&gt;Les
retraites sont redevenues un sujet d'actualité. Des sondages récents,
concomitants à l'annonce de déficits croissants, ont montré comment les
français n'avaient plus confiance dans leur système par répartition, doublement
handicapé par la démographie et la crise économique. Une vague de proposition
d'économies, plus ou moins novatrices et réalistes, a vu le jour sans qu'on
puisse dégager un discours de nature à rassurer les cotisants et les
retraités.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Conseil d'orientation des retraites (COR) a ouvert le bal avec
son rapport sur les systèmes par points ou par «comptes notionnels».&lt;/strong&gt;
Cette pratique permet d'adapter automatiquement les prestations versées en
fonctions de cotisations encaissées. Elle a l'avantage d'éviter l'accumulation
de déficits récurrents et de ne pas lier le retour à l'équilibre au débat
politique. Autre intérêt, elle illustre – si besoin était – que la répartition
ne peut pas verser plus que ce qu'elle reçoit. Sans rien changer au problème de
fond, il s'agit d'une solution intéressante de par son caractère vertueux et
pédagogique. Elle est déjà appliquée en France par l'ARRCO et l'AGIRC, qui se
distinguent par une gestion plus précautionneuse que le régime général des
salariés et ont eu l'intelligence de constituer des réserves. Pour autant, il
n'est aucunement certain que le gouvernement s'engage dans cette voie. A peine
le rapport du COR publié, nombre de commentateurs autorisés, dont le Premier
ministre, soulignaient que la conversion en régime à points, loin d'être une
solution miracle, ne permettrait pas de générer des économies à court terme.
D'évidence ce n'était pas la peine de faire travailler la quarantaine de
membres du COR pour arriver à une conclusion aussi timorée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;François Fillon n'en n'est pas resté là sur les retraites,&lt;/strong&gt;
sujet à propos duquel il bénéficie d'une certaine aura depuis la réforme de
2003. Lors de son interview au Figaro du 29 janvier, il s'est échiné à montrer
que le gouvernement gérait la question dans la continuité. Il a tout d’abord
exclu l'hypothèse de réformes de fond, au motif qu'aucun pays au monde n'en
aurait faites, propos décevant de la part d'un responsable politique qui sait
pertinemment que c'est inexact. Il a ensuite dit tout l'espoir qu'il fondait
sur une baisse du chômage qui permettrait de compenser les effets du
vieillissement. Cette proposition, qu’il avait déjà défendue en 2003 puis lors
du rendez-vous retraite de 2008, est totalement anachronique alors que le
chômage, à 9%, est loin d'être sous contrôle. Fleurant bon un malthusianisme
digne des tenants des 35 heures, cette idée repose sur la croyance que la
baisse de la population active doit entrainer mécaniquement une baisse du
chômage, permettant ainsi de réaliser des économies d'assurance chômage de
nature à compenser les surcoûts de l'assurance vieillesse. Une proposition
d'autant plus saugrenue que l'assurance chômage, contrairement aux prévisions
faites en 2008, n'a jamais réussi à rééquilibrer ses comptes. Loin d'avoir
apuré sa dette, comme d'aucuns le prévoyaient, elle termine l'année 2009 avec
un déficit cumulé de 5,6 milliards d'euros.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pendant que certains réfléchissent réforme ou cherchent à rassurer,
la CNAV s'agite pour boucler son année.&lt;/strong&gt; Sa Présidente, Danièle
Karniewicz, propose de piocher dès cette année dans les capitaux accumulés par
le Fonds de Réserve des Retraites pour compenser le déficit attendu. Son
raisonnement est d'une simplicité enfantine. Ce fonds a été crée par Lionel
Jospin pour constituer des réserves et amortir les déséquilibres attendu à
horizon 2020. Or, avec onze milliards de déficits dès cette année, nous
atteignons déjà le déficit attendu pour 2020. Une bonne raison pour piocher
dans la caisse avant l'heure. Mais il y a deux problèmes. D'une part le fonds
de réserve n’a accumulé que 33 milliards. Cette somme, sans rapport avec les
1000 escomptés par Lionel Jospin lors de la création du fonds public, ne
permettrait même pas d'éponger les déficits 2010, 2011 et 2012. D'autre part
elle est investie à long terme, avec une composante importante d'actions qu’il
n’est pas nécessairement judicieux de vendre de façon anticipée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La seule touche de réalisme vient de la Cour des comptes.&lt;/strong&gt;
Dans son dernier rapport, elle montre comment le sous financement des régimes
sociaux remet en cause le principe même de la répartition, au sein de laquelle
les cotisations et les prestations versées dans l’année devraient s’équilibrer.
Selon la cour, l’endettement des régimes sociaux fera supporter une
« charge indue » sur les actifs des générations futures. Compte tenu
du niveau de déficit actuel, la Cour pense que « l’équilibre ne pourra
être rétabli sans une remise en cause du niveau de protection sociale ou sans
une forte augmentation des prélèvements sociaux ». Deux pistes qui ne sont pas
sans poser de questions dans un pays où il n’existe pas de consensus en faveur
d’une remise à plat du système et où les prélèvements sociaux sont déjà très
importants. Plus que jamais le débat français sur les retraites est dans
l’impasse. Il paraît urgent de conseiller à chacun de s'organiser et de se
constituer un capital retraite, en utilisant les solutions existantes. La
baisse des taux de remplacements procurés par la répartition est une certitude,
rien ne l'enrayera. Il est donc fondamental que chacun s'y prépare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article écrit en collaboration avec l'Institut Economique Molinari &lt;a href=&quot;http://www.institutmolinari.org&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;www.institutmolinari.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les contrats de retraite Madelin</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2010/02/24/Les-contrats-de-retraite-Madelin</link>
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    <pubDate>Wed, 24 Feb 2010 22:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Capitalisation</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Pour l’année 2009, le nombre de contrats de retraite &amp;quot;Madelin&amp;quot; souscrits
auprès des sociétés d’assurances est en légère augmentation (90 000). Le nombre
de contrats en cours de constitution auprès des sociétés d’assurances atteint
856 000, en hausse de 5 % sur un an. Le montant des cotisations versées en 2009
sur les contrats de retraite &amp;quot;Madelin&amp;quot; est de 2,1 milliards d’euros, en
progression de 2 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les
provisions mathématiques des contrats en phase de constitution s'élèvent à 15,0
milliards d’euros à la fin de l’année, en augmentation de 16 % sur un an.&lt;br /&gt;
Source : FFSA, La lettre de la Fédération Française des Sociétés
d’Assurances • Numéro 151 • 24 Février 2010&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les plans d’épargne retraite populaire (Perp) en léger ralentissement</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2010/02/24/Les-plans-d%E2%80%99%C3%A9pargne-retraite-populaire-%28Perp%29-en-l%C3%A9ger-ralentissement</link>
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    <pubDate>Wed, 24 Feb 2010 22:34:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Capitalisation</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Pour l’année 2009, le nombre de contrats Perp souscrits auprès des sociétés
d’assurances est en baisse, puisqu’il s’élève à 62 000, alors qu’en 2008 sur la
même période, 84 000 contrats Perp avaient été enregistrés. Ces nouveaux plans
portent le nombre de Perp en phase de constitution à près de 2,1 millions au 31
décembre 2009. Le montant des cotisations versées sur les plans d’épargne
retraite populaire en 2009 (1 milliard d’euros) reste élevé et stable par
rapport à celui de l’année précédente. Les provisions mathématiques des Perp en
phase de constitution s'élèvent à plus de 5,2 milliards d’euros à fin décembre
2009, en progression de 29 % sur un an.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : FFSA, La lettre de la Fédération Française des Sociétés
d’Assurances • Numéro 151 • 24 Février 2010&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La répartition, c'est un peu un système Madoff</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2010/02/14/La-r%C3%A9partition%2C-c-est-un-peu-un-syst%C3%A8me-Madoff</link>
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    <pubDate>Sun, 14 Feb 2010 14:44:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Répartition</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;q&gt;Dans le système de retraites par répartition, ce sont les enfants qui
paieront les retraites de demain. La répartition, c'est un peu un système
Madoff, elle tient tant que les derniers acceptent de payer pour les premiers.
S'ils ne sont plus assez nombreux ou s'ils refusent de payer, le système
s'écroule. L'équation des retraites est connue : d'ici à 2030, le nombre
de plus de 60 ans augmente de 6 millions alors que la tranche des 20-60 ans
stagne. Ce qui était facile en 1970 quand il y avait 2,5 actifs pour un
retraité est intenable en 2030, quand il y aura 1,5 actif pour un retraité
!&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/02/12/l-equation-est-connue-il-y-aura-demain-1-5-actif-pour-1-retraite-qui-va-payer-par-michel-godet_1304868_3232.html#xtor=EPR-32280229-%5BNL_Titresdujour%5D-20100212-%5Bopinions%5D&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Citation extrait d'un article de Michel Godet, &amp;quot;L'équation est
connue : il y aura demain 1,5 actif pour 1 retraité. Qui va payer ?&amp;quot;, Le
Monde, 12 février 2010&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.quelleretraite.com/public/despagne_madoff.jpg&quot; alt=&quot;madoff&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;madoff, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.quelleretraite.com/post/2010/02/14/La-r%C3%A9partition%2C-c-est-un-peu-un-syst%C3%A8me-Madoff#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>La Cour des comptes craint une réduction du niveau de protection ou une augmentation des prélèvements</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2010/02/11/La-Cour-des-comptes-atteste-d%E2%80%99un-%C2%AB-emballement-du-d%C3%A9ficit-et-de-la-dette-fran%C3%A7aise-au-del%C3%A0-de-tous-les-rep%C3%A8res-%C2%BB</link>
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    <pubDate>Thu, 11 Feb 2010 22:33:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Répartition</category>
        <category>Déficit</category><category>Répartition</category><category>Sécurité Sociale</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.quelleretraite.com/public/.billets_main_s.jpg&quot; alt=&quot;billets&amp;amp;main&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;billets&amp;amp;main, fév. 2010&quot; /&gt;Dans
son dernier rapport, la Cour des comptes montre que « Le déficit public
atteint un niveau sans précédent en temps de paix et la dette s’emballe »,
dépassant tous les repères qui avaient été fixés pour les encadrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce travail, préparé sous la supervision de Philippe Seguin, décédé début
janvier, dresse un réquisitoire implacable, notamment en matière de gestion des
comptes sociaux. Cinq ans après le rapport Pébereau sur la dette publique
française, il montre comment la situation continue d’empirer et que
l’encadrement du déficit de la sécurité sociale a été contourné.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ci-joint quatre extraits frappants, pour ceux qui n’auraient pas le temps de
lire ce rapport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) « pour 2009
prévoyait un déficit de 10,5 Md€ pour le régime général. Bien que la commission
des comptes de la sécurité sociale ait révisé ce montant de presque 10 Md€ à la
hausse en juin et que d’autres modifications soient intervenues ensuite, aucune
loi n’a rectifié ce déficit jusqu’à la loi de financement pour 2010, en
décembre 2009, qui l’a alors, seulement, porté à 23,5 Md€. » (p.11)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La LFSS pour 2009 a fixé un plafond aux avances de trésorerie permettant à
l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) de compenser les
décalages entre ses dépenses et ses recettes. Fixé initialement à 19 Md€, il a
été porté en cours d’année à 29 Md€ par un décret du 29 juillet 2009. Le code
prévoit que ce plafond peut être relevé, par décret en cas d’urgence. Mais,
comme la Cour des comptes l’a souligné dans son rapport de septembre 2009 sur
l’application des lois de financement de la sécurité sociale, « cette
autorisation de recours à l’emprunt ne vise normalement que les besoins de
trésorerie infra-annuels. Or, les ressources actuelles de trésorerie du régime
général couvrent un déficit qui n’a aucune chance d’être résorbé sans mesures
structurelles d’ajustement, compte tenu de son ampleur. Le recours à ces
avances est donc inadapté. » (p.12)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« La situation financière de l’ACOSS deviendra rapidement intenable (…)
Si les comptes sociaux ont souvent été déficitaires, des projections
pluriannuelles décrivaient jusqu’ici une trajectoire de retour à l’équilibre,
même si elles reposaient souvent sur des hypothèses optimistes. Avant la crise,
la réduction du déficit de l’assurance maladie obtenue entre 2004 et 2008 et la
possibilité d’un transfert de cotisation de l’assurance chômage à l’assurance
vieillesse donnaient une certaine crédibilité à cette perspective de retour à
l’équilibre qui est désormais caduque. » (p.12)&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le maintien du déficit à un tel niveau remet en cause le principe de
base selon lequel la solidarité est assurée, dans un régime par répartition,
par un équilibre annuel entre les cotisations et les prestations. En reportant
le financement des prestations versées aujourd’hui sur les actifs des
générations futures, l’endettement des régimes sociaux leur fera supporter une
charge indue qui s’ajoutera aux coûts résultant d’une population vieillissante.
A un tel niveau de déficit, l’équilibre ne pourra être rétabli sans une remise
en cause du niveau de protection sociale ou sans une forte augmentation des
prélèvements sociaux. » (p. 14)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ccomptes.fr/fr/CC/Sommaire-23.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Source : Cour des comptes, Rapport public annuel 2010, 1ère
partie : observations des juridictions financières, février&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article écrit en collaboration avec l'Institut Economique Molinari &lt;a href=&quot;http://www.institutmolinari.org&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;www.institutmolinari.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.quelleretraite.com/post/2010/02/11/La-Cour-des-comptes-atteste-d%E2%80%99un-%C2%AB-emballement-du-d%C3%A9ficit-et-de-la-dette-fran%C3%A7aise-au-del%C3%A0-de-tous-les-rep%C3%A8res-%C2%BB#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>276 milliards</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2012/02/03/276-milliards</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1a04f1c771cf46c99ebf2c529181a51a</guid>
    <pubDate>Wed, 03 Feb 2010 19:52:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Chiffres clés</category>
        <category>Répartition</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.quelleretraite.com/public/pile_pieces.jpg&quot; alt=&quot;pile_pièces&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;pile_pièces, janv. 2010&quot; /&gt; C’est ce
que couteront les retraites en 2010. Ce chiffre est calculé en ajoutant aux 150
milliards des régimes de base, les retraites de la fonction publique et les
régimes complémentaires. Il est plus important que les 240 milliards de
dépenses de l’Etat (hors pensions) ou que les 162 milliards de dépenses de
maladie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quelleretraite.com/post/2012/02/03/Lien%C2%A0:%20http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-1256.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Source : Dominique Libault, Directeur de la Sécurité
sociale, colloque du Conseil d’orientation des retraites du 3 décembre
2009&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le plan d'épargne pour la retraite collectif (PERCO) poursuit son essor</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2010/01/24/Le-plan-d-%C3%A9pargne-pour-la-retraite-collectif-%28PERCO%29-poursuit-son-essor</link>
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    <pubDate>Wed, 27 Jan 2010 17:31:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Capitalisation</category>
        <category>PERCO</category><category>PERP</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.quelleretraite.com/public/cochon_euro.jpg&quot; alt=&quot;cochon_euro&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;cochon_euro, janv. 2010&quot; /&gt;Le plan
d'épargne pour la retraite collectif (PERCO) continue de séduire entreprises et
salariés. Au 30 septembre 2009 93 000 entreprises ont adopté ce plan d'épargne
retraite et 500 000 salariés y ont déjà fait des versements, selon
l'Association française de la gestion financière (AFG). L’encours total de
PERCO est désormais de 2,7 milliards d’euros (+49% sur un an), soit en moyenne
5 400 euros par bénéficiaire (+23 % sur un an). Un chiffre sensiblement
supérieur à l'encours moyen des PERP, estimé à 2 200 euros par détenteur.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Chers régimes spéciaux, chère réforme</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2010/01/25/Chers-r%C3%A9gimes-sp%C3%A9ciaux%2C-ch%C3%A8re-r%C3%A9forme</link>
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    <pubDate>Tue, 26 Jan 2010 14:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Fonctionnaires</category>
        <category>Privilèges</category><category>Règimes spéciaux</category>    
    <description>    &lt;p&gt;5,7 milliards, c’est la subvention prévue par l’Etat en faveur des régimes
spéciaux de retraite en 2010. En dépit des réformes récentes, ces régimes
particuliers seraient en faillite si le contribuable ne venait pas, une fois de
plus, à leur aide. Ils distribuent en effet structurellement plus de
prestations qu’ils n’encaissent de cotisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le régime spécial de la SNCF représentera l’essentiel de cette dépense, avec
3,1 milliards. Cette caisse, pourtant dite « autonome », est seulement
financée à 36% par les cotisations de ses actifs, le reste provenant de
transferts, compensations ou contributions publiques. Viennent ensuite le fonds
de retraite des mines et le régime de retraite des marins avec respectivement
972 et 793 millions d’euros de subventions publiques, chiffres n’intégrant pas
plus de 800 millions d’euros de compensations autres. Le fonds des mines, avec
0,03 actif par retraité, dépend à 98% des transferts d’autres régimes et des
contribuables ; celui des marins, avec 0,29 actif par retraité, dépend à
89% de ces transferts. De quoi faire passer la RATP pour un bon élève, avec des
cotisations sur les actifs représentant 45% des prestations versées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait penser que la situation va rapidement s’améliorer suite à la
mise en œuvre en 2008 des réformes des régimes spéciaux de la SNCF et de la
RATP. Rien n’est moins sûr. Les dotations publiques à ces deux régimes ont
augmenté de 10% en deux ans et un récent rapport sénatorial montre que
« que les contreparties salariales accordées aux salariés de la SNCF et de
la RATP représenteraient un fort potentiel de dépenses supplémentaires et
viendraient « grever » les économies attendues de la réforme ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon son auteur « A la SNCF, les gains engrangés à court terme
s’annuleraient à moyen terme. A la RATP, la réforme engendrerait un surcoût
jusqu’en 2015 puis dégagerait de faibles économies ».&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.quelleretraite.com/post/2010/01/25/Chers-r%C3%A9gimes-sp%C3%A9ciaux%2C-ch%C3%A8re-r%C3%A9forme#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>5,7 milliards</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2010/01/25/5%2C7-milliards</link>
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    <pubDate>Mon, 25 Jan 2010 15:07:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Chiffres clés</category>
        <category>Règimes spéciaux</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.quelleretraite.com/public/pile_pieces.jpg&quot; alt=&quot;pile_pièces&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;pile_pièces, janv. 2010&quot; /&gt;C’est la
subvention prévue par l’État français en faveur des régimes spéciaux de
retraite en 2010. En dépit des réformes récentes, cette subvention augmente de
10% par rapport à 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Projet de loi de finances pour 2010, Tome III, Régimes sociaux
et de retraite&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le Conseil d’Orientation des Retraites sous influence ?</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2010/01/24/Le-Conseil-d%E2%80%99Orientation-des-Retraites-sous-influence</link>
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    <pubDate>Sun, 24 Jan 2010 14:47:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Sécurité Sociale</category>
        <category>COR</category><category>Déficit</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.quelleretraite.com/public/.des_et_billets_s.jpg&quot; alt=&quot;dés&amp;amp;billets&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;dés&amp;amp;billets, janv. 2010&quot; /&gt;En
2010, l'ensemble des régimes obligatoires de retraite devrait afficher un
besoin de financement supérieur à 25 milliards. Ce chiffre, calculé en
additionnant les déficits des régimes du privé et une partie des déficits
publics, correspond au déficit qu’on pensait atteindre en 2020. Dans sa
dernière projection, datant de 2007, le Conseil d'Orientation des Retraites
(COR) tablait en effet sur un besoin de financement à 15,1 milliards d'euros en
2015 et 24,8 milliards en 2020, chiffres qui devraient être dépassés dès cette
année.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Officiellement, cette erreur de prévision serait due à la crise actuelle,
par nature imprévisible. Mais à regarder les projections de 2007 de plus près,
on se rend compte que le COR avait travaillé à partir d'hypothèses qu'aucun
actuaire indépendant n'aurait retenues. Il tablait sur un chômage ramené à 4,5%
en 2015, un taux jamais atteint en France depuis trente ans... Avec une
hypothèse aussi peu réaliste, il n'est pas surprenant que les projections sur
l'équilibre des régimes de retraites soient erronées et que le déficit prévu
pour 2020 soit déjà atteint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle légèreté de la part d'une institution destinée à &amp;quot;orienter&amp;quot; le
débat sur les retraites, sujet fondamental engageant l'avenir de tous les
Français, est inquiétante. L'explication de ce dérapage n'est en aucun cas
technique. Le COR a accès à toutes les ressources de la statistique
publique ; il n’a pas pu pécher par amateurisme. Les raisons de cette
erreur sont vraisemblablement politiques. Le COR est liée à la fois aux
pouvoirs publics, qui le financent et désignent ses membres, et aux partenaires
sociaux, qui sont très nombreux à y siéger. Il court sans doute plus de risques
à déplaire à ces derniers qu'à publier des prévisions de nature à légitimement
semer le doute sur la pérennité de nos régimes de retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article écrit en collaboration avec l'Institut Economique Molinari &lt;a href=&quot;http://www.institutmolinari.org&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;www.institutmolinari.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>L’assurance vieillesse française coûte plus et rapporte moins</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2009/07/30/L%E2%80%99assurance-vieillesse-fran%C3%A7aise-co%C3%BBte-plus-et-rapporte-moins</link>
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    <pubDate>Thu, 30 Jul 2009 15:12:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Répartition</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le système de retraite par répartition français n’est pas une bonne affaire.
Une étude récente de l’OCDE montre qu’il coûte plus cher que dans la
quasi-totalité des pays de l’OCDE, tout en procurant des retraites moins
intéressantes. Avec 12,4 % du PIB consacré aux retraites publiques par
répartition, les Français dépensent nettement plus dans ce domaine que la
moyenne des pays de l’OCDE (7,2 % du PIB en 2005).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leurs efforts sont loin d’être récompensés puisque les pensions distribuées
sont sensiblement inférieures à celles des autres pays. Pour un salarié moyen
français débutant sa carrière en 2006, le taux de remplacement à la retraite
sera 53,3 % contre 59 % dans l’OCDE. Pour une personne avec un salaire deux
fois moindre, l’écart est encore plus important. Le taux de remplacement sera
de 61,7 % contre 71,9 % en moyenne dans l’OCDE. Des chiffres de nature à
relativiser les discours sur la prétendue générosité du système de retraite
français.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation est d’autant plus inquiétante qu’elle est atypique. Les
rares pays de l’OCDE dépensant plus que nous distribuent des pensions plus
généreuses. L’Italie et l’Autriche, qui consacrent respectivement 14 % et 12,6
% de leur PIB aux retraites publiques, assurent des taux de remplacement moyens
de 67,9 % et 80,1 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tel constat milite pour une remise à plat du système de retraite par
répartition français qui – au-delà de sa faible efficacité – fait peser un
risque sur les retraités. En France, les plus de 65 ans sont extrêmement
dépendants des transferts publics. Ces derniers représentent 85,4 % de leurs
revenus, contre 61,1 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. Nous détenons, avec
la Hongrie, le record en la matière, faute d’avoir favorisé le recours aux
retraites par capitalisation ou l’emploi des séniors. On doit naturellement
s’interroger sur le caractère soutenable de cette situation. Les dépenses au
titre des pensions publiques représentent aujourd’hui 23 % des dépenses totales
des administrations, contre 16 % dans la moyenne de l’OCDE. Les déficits ne
cessent de s’accumuler depuis une trentaine d’années et la crise actuelle
balaye, une fois de plus, les projets de retour rapide à l’équilibre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi il y a toutes raisons de penser, comme l’OCDE, que l’ajustement se
fera en France moyennement une baisse des taux de remplacement futurs et grâce
à la montée en puissance des compléments de retraites privés volontaires. Seuls
ces derniers sont à même d’apporter une réponse crédible, en amortissant la
baisse des taux de remplacement.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.quelleretraite.com/post/2009/07/30/L%E2%80%99assurance-vieillesse-fran%C3%A7aise-co%C3%BBte-plus-et-rapporte-moins#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Père Noël ou cleptomane ?</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2009/05/20/P%C3%A8re-No%C3%ABl-ou-cleptomane</link>
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    <pubDate>Wed, 20 May 2009 15:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Répartition</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le Président de la République vient d’attribuer « un coup de
pouce » aux retraités en annonçant un relèvement des pensions de 0,8% au
1er septembre. Cette mesure ponctuelle doit permettre de compenser le surcroît
d’inflation observé depuis le début de l’année.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette mesure ponctuelle, qui s’ajoute à la hausse de 1,1 % du premier
janvier, doit permettre de compenser le surcroît d’inflation observé depuis le
début de l’année. En apparence généreuse, elle pose des problèmes de fonds. En
effet, nos retraites fonctionnent en répartition. Elles sont financées par des
cotisations prélevées sur les actifs, qui permettent ensuite de verser les
pensions des retraités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conséquence mécanique, toute revalorisation des pensions doit être compensée
par une augmentation des recettes. Si ce n’est pas le cas, la sécurité sociale
crée un déficit qui devra être remboursé, un jour ou l’autre, par des
augmentations d’impôts ou de charges. Le « geste » du Président de la
République est donc fait au détriment des actifs d’aujourd’hui, qui verront
leurs cotisations retraites augmenter plus vite que prévu, ou de ceux de
demain, qui hériteront d’un déficit plus lourd que prévu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est grand temps de grandir et d’arrêter de croire au père Noël. Dans nos
régimes de retraite par répartition, ce qui va dans la poche des uns vient de
la poche des autres…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.quelleretraite.com/post/2009/05/20/P%C3%A8re-No%C3%ABl-ou-cleptomane#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Réversion-répartition, une promesse non tenue de plus</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2009/02/23/Reversion-repartition-une-promesse-non-tenue-de-plus</link>
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    <pubDate>Mon, 23 Feb 2009 08:12:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Répartition</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Depuis le début de l’année, il faut à nouveau avoir 55 ans pour bénéficier
de la pension de réversion de son conjoint décédé. Cette condition d’âge, qui
devait être totalement supprimée en 2011 dans le régime général, vient d’être
rétablie par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009. Cette
mesure illustre le caractère arbitraire et instable des retraites par
répartition. Le pseudo « contrat » liant les cotisants, les
pensionnés et les caisses de retraites est en effet taillable et corvéable à
merci, au gré des contingences politiques.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2003 François Fillon, alors ministre des affaires sociales, faisait voter
une loi prévoyant que la condition d’âge permettant de bénéficier d’une pension
de réversion serait supprimée progressivement, seule une condition de
ressources subsistant. Le gouvernement du même François Fillon fait aujourd’hui
machine arrière au motif que cette mesure serait trop couteuse au vu des
déséquilibres accumulés par la caisse nationale d’assurance
vieillesse.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce revirement, qui mettra dans l’embarras des centaines de veuves et veufs
ayant le malheur d’être trop jeunes, n’est pas une surprise. La loi Fillon de
2003 était loin d’apporter une solution aux déséquilibres financiers de
l’assurance vieillesse, qui sont liés à son fonctionnement en répartition. Pire
cette réforme, comme celles des régimes spéciaux, s’est traduite par des
dépenses immédiates. Pour obtenir un consensus politique il a fallu offrir des
concessions aux partenaires sociaux … quitte à revenir quelques années plus
tard sur certaines d’entre elles. C’est aujourd’hui d’autant plus facile que
les veufs ou veuves ne sont pas un groupe de pression organisé. N’ayant aucun
moyen politique ou légal de se retourner contre les pouvoirs publics, ils
constituent une proie facile.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’histoire aurait été différente si les conjoints de ces veuves et veufs
avaient contracté avec un assureur privé. D’une part cet assureur n’aurait
jamais proposé des modalités de réversion, sans prendre soin de constituer au
préalable des réserves lui permettant de tenir ses promesses. D’autre part il
n’aurait pas pu réviser unilatéralement ses engagements, ayant la certitude
d’être condamné et d’entacher irrémédiablement sa réputation. Si l’on aspire à
la sécurité, mieux vaut ne pas dépendre d’une caisse de retraite en répartition
qui change les règles comme bon lui semble…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.quelleretraite.com/post/2009/02/23/Reversion-repartition-une-promesse-non-tenue-de-plus#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Retraites, voir au-delà de la crise boursière</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2009/01/23/Retraites%2C-voir-au-del%C3%A0-de-la-crise-boursi%C3%A8re</link>
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    <pubDate>Fri, 23 Jan 2009 14:58:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Choix capitalisation/répartition</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;La crise financière donne des ailes aux contempteurs des fonds de pensions
et aux partisans des retraites par répartition. Les pertes des fonds de
retraite privés de la zone OCDE sont estimées à 20 % des capitaux entre janvier
et octobre 2008 et la tendance pourrait se poursuivre. Naturellement les pays
ayant massivement recours à la capitalisation, tels les Pays-Bas, la Suisse,
l’Australie, le Royaume-Uni ou les États-Unis sont les plus touchés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains en viennent ainsi à présenter la répartition comme un garde-fou par
rapport à des marchés financiers volatiles et à envier la situation de pays
comme la France, ayant très peu recours à la capitalisation. En 2007, les
actifs des fonds de pension y représentaient moins de 2 % du PIB. Peut-être que
ce que certains qualifieraient d’imprévoyance était in fine une marque de
clairvoyance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, une telle analyse est trompeuse car la situation des plans de
retraite par capitalisation n’est pas désespérée, alors que celle de la
retraite par répartition sera tributaire d’évolutions conjoncturelles et
structurelles irrémédiablement défavorables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’abord, il est inexact de penser que la baisse des marchés boursiers se
traduit par une baisse similaire des pensions de ceux qui s’apprêtent à partir
à la retraite. Certes des épargnants ont pu mettre en danger leur épargne, en
gardant leurs économies sous forme d’actions en dépit de l’arrivée prochaine de
leur retraite. Pour autant ces situations individuelles ne constituent pas une
généralité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gestionnaires institutionnels, tels les fonds de pensions,
n’investissent sur les marchés des actions qu’une part de l’épargne retraite
qu’ils gèrent. Cette part est d’autant moins importante que leurs cotisants se
rapprochent de la retraite, c’est-à-dire du moment où ils cesseront d’épargner
et toucheront leur pension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en va de même dans nombre de plans à cotisations définies. Un grand
nombre de ces plans permettent d’opter pour une gestion automatique
privilégiant les investissements en actions quand on est loin de la retraite,
afin de profiter de leur potentiel de rentabilité à long terme. A contrario,
ces plans privilégient des actifs moins volatiles lorsque les épargnants se
rapprochent de la retraite, pour mettre leur épargne à l’abri des fluctuations
des marchés. Cela explique que nombre d’épargnants, ayant épargné régulièrement
depuis des années, continuent de réaliser des gains. Ceux qui enregistrent des
pertes sont fréquemment des épargnants jeunes, ayant commencé à épargner
récemment. Pour autant ils ne concrétiseront pas ces moins-values car, loin de
la retraite, ils ne sont pas en situation de vendre. Ils vont même pouvoir
bénéficier des opportunités résultant de la baisse des cours. Les versements
qu’ils vont faire leur permettront d’acheter plus d’actions, moins chères, et
les mettront en situation de profiter de la reprise des marchés à moyen ou long
terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce serait donc une erreur de juger la rentabilité de la capitalisation à
l’aune des rendements à court terme des marchés des actions. L’épargne retraite
est, par essence, une pratique dont les fruits doivent être jugés sur la longue
période. Les épargnants retraite sont des investisseurs à long terme. Achetant
régulièrement des actifs, ils sont en situation d’amortir les chocs boursiers
et ont peu de raisons de s’inquiéter des baisses à court terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l’idée que les régimes de retraite par répartition sont à l’abri de
la conjoncture est fausse. Leurs ressources proviennent majoritairement de
cotisations sociales, prélevées sur le travail des actifs. Si ces derniers sont
moins nombreux, par exemple du fait d’un ralentissement de l’économie, leurs
recettes s’amenuisent mécaniquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est exactement ce qui est en train de se produire en France à cause de
l’impact de la crise sur l’activité des entreprises. Le chômage vient d’y
repasser au-dessus des 2 millions, niveau qu’il n’avait pas atteint depuis
avril 2007, et la tendance risque de se poursuivre dans les années à venir.
Cette remontée laissera des traces dans les comptes de l’assurance chômage et
dans toutes les branches de la sécurité sociale, dont la Caisse nationale de
l’assurance vieillesse (CNAV). Les comptes de cette dernière seront d’autant
plus dégradés qu’elle ne dispose pas de réserves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CNAV, directement tributaire des aléas à court terme, doit aussi faire
face à des déséquilibres structurels, liés au vieillissement et au contrechoc
du baby boom. Le nombre de départs à la retraite est passé d’environ 500 000
par an au début de la décennie à 750 000 en 2007 et 2008. Conséquence, le
déficit se creusera chaque année un peu plus. Le Conseil d’orientation des
retraites (COR) considère – même dans l’hypothèse très optimiste de plein
emploi en 2015 – que les pertes annuelles des régimes de retraite français
devraient passer de 4,2 milliards d’euros en 2006 à 24,8 milliards en 2020 et à
68,8 milliards d’euros en 2050.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cumulés, les déficits annuels de la répartition représentent
proportionnellement des masses nettement plus inquiétantes que les moins-values
potentielles enregistrées à ce jour par les fonds de pensions. À titre
d’illustration l’institut national de la statistique français (INSEE) estimait
en 2006 que la « dette implicite ex ante » des systèmes de retraite
français représentait 105 % du PIB, soit près de 1 700 milliards d’euros. Faute
d’avoir provisionné ces sommes, il sera impossible de maintenir le pouvoir
d’achat des retraités français et de ceux qui financent leur retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc urgent de relativiser les discours opposant une retraite par
capitalisation risquée à une retraite par répartition gage de sécurité. La
situation des pays où les retraites sont quasi intégralement financées par la
répartition, tels la France, est loin d’être aussi confortable que celle de la
Suisse et des autres pays de l’OCDE ayant fait le choix de recourir massivement
à la capitalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IEM, Intitut Economique Molinari Article a été publié dans Le Temps le 23
janvier 2009.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.quelleretraite.com/post/2009/01/23/Retraites%2C-voir-au-del%C3%A0-de-la-crise-boursi%C3%A8re#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.quelleretraite.com/post/2009/01/23/Retraites%2C-voir-au-del%C3%A0-de-la-crise-boursi%C3%A8re#comment-form</wfw:comment>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Ne pas confondre retraites et marchés actions</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2008/12/24/Retraites-au-dela-de-la-baisse-des-bourses</link>
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    <pubDate>Wed, 24 Dec 2008 08:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Capitalisation</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;La crise financière donne des ailes aux défenseurs des retraites par
répartition. Depuis plusieurs semaines on assiste à une recrudescence des
prises de positions soulignant les déboires à court terme des régimes de
retraites par capitalisation et, a contrario, les avantages de la répartition.
Henri Sterdyniak (OFCE), Pierre Yves Concialdi (IRES) ont par exemple publié
des points de vue mettant en avant les pertes des fonds de retraite américains
représentant 2.000 milliards de dollars dans les 18 derniers mois, selon le
bureau du budget du Congrès (CBO). A les entendre, la crise actuelle marquerait
la supériorité de la répartition. Même discours à la Caisse nationale
d’assurance vieillesse (CNAV) dont la présidente, Danièle Karniewicz, dépeint
la répartition comme « un garde-fou incroyable par rapport à des marchés
financiers volatils ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, cette analyse est réductrice. D’une part, la situation des
épargnants partant à la retraite ou en phase d’épargne n’est pas désespérée.
D’autre part, les régimes de retraite par répartition sont loin d’êtres
immunisés à l’égard des évolutions conjoncturelles et structurelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d’abord, il est faux de dire que la baisse des marchés actions va se
traduire par une baisse à due proportion des pensions de ceux qui s’apprêtent à
partir à la retraite. Les gestionnaires institutionnels, tels les fonds de
pensions, n’investissent qu’une part de l’épargne retraite qu’ils gèrent sur
les marchés actions. Correspondant à l’épargne de moyen ou long terme, cette
part est d’autant moins importante que les épargnants sont près de la retraite,
c'est-à-dire du moment où il sera nécessaire de convertir leur épargne pour la
transformer en rente. Il en va de même pour les épargnants préparant leur
retraite individuellement ou collectivement. La quasi-totalité des plans
d’épargne qui leur sont proposés, tels les PERP et les PERCO français,
permettent d’opter pour des gestions automatiques. Ces dernières privilégient
les investissements actions en phase d’épargne, afin de profiter du potentiel
de rentabilité à long terme de cette classe d’actifs. A contrario elles
privilégient des actifs moins volatiles lorsque les épargnants se rapprochent
de la retraite, afin de mettre leur épargne à l’abri des fluctuations des
marchés actions. Il existe bien sûr des situations difficiles lorsque des
épargnants ont fait le choix de faire différemment et sont restés massivement
investis en actions en dépit de l’approche de leur retraite. Handicapés par la
baisse des marchés, ils seront confrontés à une alternative douloureuse :
vendre des actifs, quitte à réaliser des pertes sur une partie de leurs
investissements, ou différer leur départ à la retraite s’ils en ont la
possibilité. Pour autant, il ne faut pas oublier qu’s’agit là de situations
personnelles résultant, avant tout, de spéculations individuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De même, la situation des épargnants en phase de capitalisation est loin
d’être aussi inquiétante que ne le laissent penser les évolutions récentes des
marchés. Certes, la baisse des cours suscite une contraction de la valeur de
l’épargne accumulée. Toujours est-il que nombre d’épargnants continuent
d’extérioriser des plus-values potentielles, notamment s’ils ont investi dans
les phases où les marchés étaient bas. D’autres ont accumulé un potentiel de
moins-values mais ne réaliseront pas de pertes, n’étant pas en situation de
vendre. Enfin tous ces épargnants vont pouvoir bénéficier des opportunités
résultant de la baisse de cours. Les versements qu’ils vont faire vont leur
permettre d’acheter plus d’actions que par le passé, avec un prix nettement
moindre, et les mettront en situation de profiter de la reprise des marchés à
moyen ou long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en ressort que ce serait une erreur de juger la rentabilité de la
capitalisation à l’aune des rendements à court terme des marchés actions.
L’épargne retraite est, par essence, une pratique dont les fruits doivent être
jugés sur la longue période. Les épargnants qui capitalisent sont par
définition des investisseurs à long terme. Achetant régulièrement pour
conserver, ils sont en situation d’amortir les chocs et n’ont pas besoin de
s’inquiéter inutilement des rendements à court terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin a contrario des idées reçues, le clivage entre une capitalisation
exposée aux aléas et une répartition, qui ne le serait pas, est factice. Les
régimes de retraite par répartition sont loin d’être à l’abri de la
conjoncture. Leurs ressources proviennent majoritairement de cotisations
sociales, prélevées sur le travail des actifs. Si ces derniers sont moins
nombreux, par exemple du fait d’un ralentissement de l’économie, leurs recettes
s’amenuisent mécaniquement. C’est exactement ce qui est en train de se
produire, la crise ayant naturellement des conséquences sur l’activité des
entreprises. Le chômage vient de repasser au-dessus des 2 millions, niveau
qu'il n'avait pas atteint en France depuis avril 2007. La situation devrait se
dégrader encore plus dans les années à venir, l’OCDE anticipant 200.000
chômeurs de plus dès l’an prochain. Cette remontée du chômage laissera des
traces dans les comptes de l’UNEDIC et dans toutes les branches de la sécurité
sociale, dont la CNAV. Ces traces seront d’autant plus visibles que cette
dernière ne dispose d’aucune réserve, contrairement aux régimes complémentaires
ARRCO et AGIRC ayant constitué une épargne de précaution leur permettant
d’amortir les chocs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons que la CNAV, directement tributaire des aléas à court terme, doit
aussi faire face à des déséquilibres structurels, liés au vieillissement et au
contrechoc du baby boom. Le nombre de départs à la retraite est passé d’environ
500.000 par an au début de la décennie à 750.000 en 2007 et 2008. Conséquence,
le déficit va se creuser chaque année un peu plus. Le Conseil d’orientation des
retraites (COR) considère que les pertes annuelles des régimes de retraite
français devraient passer de 4,2 milliards d’euros en 2006 à 24,8 milliards en
2020 et à 68,8 milliards d’euros en 2050. Précisons que ces chiffres, en euros
constants de 2006, sont calculés avec une hypothèse de plein emploi en 2015
très optimiste. Cumulés, les déficits annuels de la répartition représentent
proportionnellement des masses nettement plus inquiétantes que les moins-values
potentielles enregistrées à ce jour dans les fonds de pensions. A titre
d’illustration l’INSEE estimait en 2006 que la « dette implicite ex
ante » des systèmes de retraite français représentait 105% du PIB, soit
près de 1.700 milliards d’euros. Ce chiffre mesure la masse d’argent qu’il
aurait fallu placer pour couvrir tous les déficits à venir de la répartition si
les taux d’intérêts étaient 2% plus élevés que la croissance du PIB. Faute
d’avoir provisionné ces sommes, il y fort à parier qu’il sera impossible de
maintenir le pouvoir d’achat des retraités sans augmenter les charges sociales.
De quoi à relativiser les discours opposant une capitalisation risquée à une
répartition gage de sécurité…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.quelleretraite.com/post/2008/12/24/Retraites-au-dela-de-la-baisse-des-bourses#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'UNEDIC ne sauvera pas les retraites</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2008/05/08/LUNEDIC-ne-sauvera-pas-les-retraites</link>
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    <pubDate>Thu, 08 May 2008 22:33:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Sécurité Sociale</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;L'idée qu'on pourra compenser les déséquilibres de l'assurance vieillesse en
réalisant des économies sur la lutte contre le chômage revient sur le devant de
la scène, avec les propositions du ministre du Travail aux partenaires
sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle repose sur un enchaînement mécaniciste relativement simple : le
départ à la retraite des générations du baby boom devrait s'accompagner d'une
baisse durable du chômage. En effet, le nombre de personnes d'âge actif
stagnant ou diminuant, ces personnes devraient rencontrer moins de difficultés
à trouver ou conserver un emploi puisque le déséquilibre entre offre et demande
de travail devrait se résorber. Le chômage devrait donc diminuer et
l'assurance-chômage, à règles inchangées, devrait dégager un excédent qui
pourrait être utilisé pour financer une partie des surcoûts liés au
vieillissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À plusieurs reprises dans le passé, les pouvoirs publics ont déjà utilisé de
tels excédents conjoncturels de certains régimes sociaux pour compenser les
difficultés financières d'autres régimes. Lors de la réforme des retraites en
2003, ce mécanisme a de nouveau été proposé. Il a été prévu qu'une partie du
déséquilibre des régimes obligatoires de retraite du secteur privé pourrait
être financée par la baisse future du chômage. Il est donc fondamental de
savoir s'il y là une vraie piste où s'il s'agit d'une impasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier écueil avec une telle proposition est qu'elle nous conduit à
espérer financer des besoins certains avec des économies hypothétiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'existe en réalité aucune certitude que le vieillissement
s'accompagnera, mécaniquement, d'une baisse du chômage. De même que la
persistance d'un taux de chômage élevé en France, depuis plus de 25 ans, n'est
pas due à une démographie trop dynamique, il n'y pas de raison de croire que le
départ à la retraite des générations du baby boom va inversement résorber tous
nos problèmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, comme l'a magistralement exposé à maintes reprises le démographe
Alfred Sauvy, le chômage n'est pas lié à des phénomènes démographiques, mais
économiques. C'est une illusion de penser qu'il résulte d'un excédent de
population. Dans une économie qui fonctionne, le nombre d'emplois possibles ne
connaît pas de limites, car les efforts créatifs des uns ouvrent des débouchés
pour le travail des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expérience des trente glorieuses avec un taux de chômage inférieur à 5 %,
une natalité forte, un afflux de main d'œuvre en provenance d'Algérie ou du
reste du monde montre bien que dynamisme économique et démographique peuvent
aller de pair. Ce n'est que lorsqu'il n'y a plus assez d'individus qui
entreprennent, créent des affaires et les développent, que le chômage
s'installe durablement, à l'image de ce qui s'est passé depuis les années
1970.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'exposait Sauvy, faute de l'avoir compris, des pays comme la France
« créent du chômage et, une fois obtenu ce beau résultat, accusent les
hommes d'être en trop », en cédant aux sirènes malthusienne. C'est ainsi que
toutes les politiques de lutte contre le chômage à base de réduction du temps
de travail ou d'abaissement de l'âge de la retraite ont systématiquement
échoué.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A contrario, l'observation des évolutions dans les pays de l'OCDE entre 1973
et 1996 montre que la croissance de la population active et celle de l'emploi
peuvent aller de paire. Les États-Unis et le Canada, qui ont aujourd'hui des
taux de chômage sensiblement inférieurs à celui de la France, ont connu une
croissance nettement plus rapide de leur population active. Ces résultats
contredisent la thèse selon laquelle la croissance du chômage serait une simple
conséquence de celle des ressources de main-d'oeuvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, le chômage dépend étroitement de facteurs structurels, dont
l'évolution est d'autant plus incertaine que la capacité d'innovation et de
création, dans une économie vieillissante, risque d'être difficile à conforter.
Selon le Conseil d'orientation des retraites, « le départ à la retraite
des générations nombreuses du baby-boom ne devrait avoir que très peu, voire
pas d'effet à moyen et long terme sur le taux de chômage ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second écueil est qu'il est peu probable que les excédents de l'assurance
chômage – si jamais il y en a – permettent de contrebalancer les déficits de
l'assurance vieillesse à long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son dernier rapport de janvier 2007, le Conseil d'orientation des
retraites montre qu'il faudrait que le chômage redescende à 4,5 % à partir de
2015 pour équilibrer les comptes en 2020, en compensant les déficits du régime
général par les excédents de l'assurance chômage. Et le conseil d'ajouter
qu'« en revanche, si la situation du marché du travail ne s'améliorait pas
suffisamment &lt;a href=&quot;http://www.quelleretraite.com/post/2008/05/08/%E2%80%A6&quot; title=&quot;…&quot;&gt;…&lt;/a&gt; des besoins de financement
apparaîtraient en 2020 même en tenant compte des recettes envisagées en
2003 » suite à la réforme Fillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, l'expérience des 25 dernières années en France, avec un taux de chômage
moyen deux fois supérieur à celui employé dans ces projections, conduit à
relativiser grandement cet objectif, d'autant plus qu'à ce jour, ni l'UNEDIC,
ni la Sécurité sociale n'ont apuré la dette accumulée au fil des années.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe de prudence conduit donc à considérer, comme les membres de la
commission Pébereau, que « dans le meilleur des cas, seule une partie
limitée du déséquilibre prévisible des régimes obligatoires pourra être
compensé par l'amélioration de la situation de l'emploi ». Il ne faut pas
compter sur les économies potentielles relatives aux indemnisations de chômage
pour financer l'avenir des régîmes de retraite !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La CFDT brise le tabou de la capitalisation</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2008/03/25/La-CFDT-brise-le-tabou-de-la-capitalisation</link>
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    <pubDate>Tue, 25 Mar 2008 21:24:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Choix capitalisation/répartition</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;La CFDT vient de publier mardi 25 mars ses propositions pour les retraites.
De façon très classique, elle propose d’assurer la pérennité des régimes de
retraite par répartition, tout en améliorant les taux de remplacement, ce que
d’aucuns pourraient juger contradictoire. Mais, surprise, le syndicat innove en
proposant aussi de « généraliser l’épargne retraite collective ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon lui « par construction, la répartition ne peut répondre, seule,
au niveau des pensions quand il y a un déséquilibre entre cotisants et
pensionnés ». Il propose donc d’« acter que la répartition n’est capable
d’assurer qu’un certain niveau de remplacement » et de la compléter
« par une épargne qui ne fonctionne ni sur les mêmes échéances, ni sur les
mêmes mécanismes ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La centrale appelle de ses vœux la « mise en place d’un système
généralisé de complément de retraite, partie intégrante des retraites». Selon
elle, l’épargne retraite doit devenir « un complément indispensable au
régime par répartition pour assurer un taux de remplacement correct comme l’ont
fait, avant nous, la plupart des autres pays européens ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette prise de position syndicale, qui pourrait être jugée comme banale chez
nos voisins, constitue un acte de bravoure en France, où règne encore le dogme
du tout répartition. Espérons qu'elle ne restera pas isolée, et que l'essentiel
des centrales syndicales salariales et patronales suivront ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quelleretraite.com/public/cfdt_retraite_080324.pdf&quot;&gt;Pour en savoir plus, télécharger
&amp;quot;CFDT Retraites, le rendez-vous de 2008&amp;quot;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La socialisation de l'intéressement, un mauvais calcul de Nicolas Sarkozy</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2008/02/27/Linteressement-au-secours-du-financement-de-la-repartition-un-mauvais-calcul-de-Nicolas-Sarkozy</link>
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    <pubDate>Wed, 27 Feb 2008 13:23:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Choix capitalisation/répartition</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Nicolas Sarkozy a indiqué hier qu'il avait chargé le gouvernement d'étudier
la possibilité d'intégrer les primes d'intéressement dans l'assiette de calcul
des retraites. Selon le chef de l’Etat, il faut que « les salariés qui
touchent de l’intéressement ne puissent pas dire ‘et bien écoutez, on s’est
moqué de moi, on me donne du pouvoir d’achat mais ça ne compte pas pour la
retraite’ ». Des propos qui montrent que le président n’a pas compris ce dont
il parle ou que ses objectifs sont autres.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Première erreur&lt;/strong&gt;. Les salariés ont déjà le choix entre
percevoir directement tout ou partie de leur intéressement ou les placer. Ils
sont donc libres de le consommer immédiatement ou d'épargner, par exemple en
vue de leur retraite. Loin d’améliorer la situation des salariés,
l’assujettissement de l’intéressement aux cotisations sociales retraites ne
fera que diminuer les sommes disponibles pour consommer ou capitaliser. Cette
mesure n’est donc pas une bonne nouvelle, quel que soit le souhait des
salariés.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuxième erreur&lt;/strong&gt;. Le gouvernement table sur un gain de 800
millions d’euros par an. Dans les faits, les gains seront moindres puisque
taxer l’intéressement réduira son intérêt. Les entreprises auront donc tendance
à en distribuer moins, et tout le monde sera perdant.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Troisième erreur&lt;/strong&gt;. La France souffre d’un sous développement
des retraites par capitalisation. Au lieu de chercher à le compenser en
incitant les individus à épargner plus, par exemple en plaçant leur
intéressement, le président de la République propose d’assujettir ce complément
de revenu aux charges sociales. Ce faisant, il va à l’encontre de la démarche
entamée par François Fillon en 2003, qui souhaitait le développement d’une
épargne retraite individuelle ou collective (PERP, PERCO).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les faits, l’objectif de cette proposition n’est pas de préserver les
retraites futures mais d’équilibrer, à court terme, les comptes de l’assurance
vieillesse, en trouvant de nouvelles recettes. Nicolas Sarkozy a fait sien
l’adage de Keynes, « dans le long terme nous sommes tous morts », pauvres
français...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les jeunes français ne sont pas des fans de la répartition.</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2008/02/04/Ce-que-pensent-les-jeunes-francais-des-retraites-par-repartition</link>
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    <pubDate>Mon, 04 Feb 2008 22:48:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Répartition</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Comment les jeunes perçoivent les retraites par répartition ? Sont-ils
ravis à l'idée de financer les retraites de leurs aînés et d'en être réduit, à
leur tour, à devoir tabler sur le travail des générations futures pour financer
leurs retraites ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une enquête internationale conduite pour le compte de la Fondation pour
l'innovation politique apporte une réponse (*). Elle a permis d'interroger plus
de 20 000 jeunes de 16 à 29 ans en leur demandant s'ils étaient d'accord ou non
avec l'énoncé suivant : « Je suis prêt à payer les impôts nécessaires
pour verser les retraites des générations plus âgées ? »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ll en ressort que seul 11% des français sont d'accord avec cette
proposition, soit la proportion la plus faible de l'enquête. A contrario 63 %
des chinois, 35 % des danois, 32% des américains, 27% des suédois, 25 % des
allemands, 21 % des espagnols ou 15 % des japonais sont d'accord pour financer
les retraites en répartition .&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions il y a fort à parier que les français opteraient
massivement, s'ils avaient le choix, pour des mécanismes de prévoyance retraite
faisant appel à la capitalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(*) L'étude complète est disponible sur www.fondapol.org&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.quelleretraite.com/post/2008/02/04/Ce-que-pensent-les-jeunes-francais-des-retraites-par-repartition#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Ne rigolez pas, la CNAV se paye votre tête.</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2008/02/03/Ne-rigolez-pas-la-CNAV-se-paye-votre-tete</link>
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    <pubDate>Sun, 03 Feb 2008 22:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Répartition</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;La caisse nationale d’assurance vieillesse achète des pages de publicité dans les journaux. A priori, rien de plus banal. Tous les jours des annonceurs font de la publicité pour présenter leurs produits, attirer de nouveaux clients, soigner leur image. Mais à y regarder de près, cette publicité est surprenante. Visiblement conçue pour rassurer le lecteur, elle est plutôt de nature à inquiéter celui qui s’intéresse aux retraites en général et s’interroge sur sa retraite future en particulier.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’accroche « Ne rigolez pas, c’est eux qui vont payer votre retraite » est décalée. La retraite n’est à priori pas un sujet drôle, surtout dans un pays vieillissant où règne un tout-répartition de nature à susciter des craintes. La photo qui accompagne cette accroche est tout aussi surprenante. Elle représente quatre jeunes, plutôt dubitatifs, à l’extérieur d’une fac grisâtre. A voir leur tête, on se demande s’ils ont vraiment envie de l’avenir que leur promet le publicitaire. Sont-ils heureux à l’idée de cotiser demain à l’assurance vieillesse, pour financer les retraites de leurs ainés ? Ne sont-ils pas plutôt inquiets pour leur avenir, dans un pays où le chômage des jeunes reste anormalement élevé ? Ne songent-ils pas à faire leur vie ailleurs, à l’image de ces jeunes de plus en plus nombreux à s’expatrier diplôme en poche ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La suite du commentaire, loin d’apporter du réconfort, est de nature à laisser le lecteur encore plus dubitatif : « Avec la retraite solidaire, les actifs d’aujourd’hui financent les retraites des actifs d’hier. » Or chacun sait qu’il y a de moins en moins d’actifs et de plus en plus de retraités. Dans ce contexte, les recettes des régimes de retraite par répartition, tels la CNAV, progressent moins vite que les besoins des retraités. Aussi, pour faire face à cette réalité intangible, toutes les lois votées depuis 1993 ont durci les règles de fonctionnement de la répartition, aux dépens des actifs et des retraités. Alors solidaire la répartition ? Oui, si l’on entend par là qu’elle nous met tous dans le même bateau, actifs et retraités, en taxant plus les uns et en distribuant moins aux autres.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais ce n’est pas fini, le commentaire se veut aussi rassurant pour l’avenir, quitte à sombrer dans la désinformation. Il précise que « Demain et après demain, les générations futures prendront le relais », ce qui va à l’encontre de toutes les projections démographiques. Notre publicitaire n’a d’évidence pas lu les travaux du Conseil d’orientation des retraites qui montrent qu’en 2040 nous aurons à peine 0,85 actif par retraité, là où nous avions 4,6 actifs par retraité en 1960. Dans ces conditions, qui prendra le relai, qui paiera ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette publicité pousse même le bouchon plus loin en essayant de nous faire croire que la répartition « assure notre avenir et sécurise nos retraites, pour longtemps » et « garantit aux salariés du privé une retraite durable ». Or au-delà des mots, la réalité est toute autre. Contrairement aux assureurs traditionnels, la caisse nationale d’assurance vieillesse n’offre aucune assurance, sécurisation ou garantie. Elle ne provisionne pas ses risques et ne constitue pas de réserves. Ses promesses n’engagent que ceux qui les prennent pour argent comptant.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aussi, on est en droit de s’interroger sur l’utilité de cette publicité. Contrairement aux annonceurs habituels, la caisse nationale d’assurance vieillesse n’a pas besoin d’attirer de nouveaux clients, puisque chaque salarié du privé est contraint d’y cotiser. Alors, pourquoi éprouve-t-elle le besoin de dépenser de l’argent dans les médias, pour divulguer des messages à la limite de la désinformation pure et simple ? Ne cherche-t-elle pas tout simplement à endormir les français qui, de plus en plus au fait des réalités, s’inquiètent naturellement pour leurs retraites ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quelleretraite.com/public/pub_assurance_retraite.pdf&quot;&gt;Voir la publicité de la CNAV&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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