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  <title>Quelle retraite ?</title>
  <link>http://www.quelleretraite.com/</link>
  <description>Capitalisation ou répartition, c'est à vous de préparer votre retraite et votre avenir en toute connaissance de cause.
L'objet de ce site est d'alimenter votre réflexion sur la retraite, en vous expliquant comment la préparer au mieux.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 30 Jun 2008 15:34:25 +0200</pubDate>
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  <item>
    <title>L'UNEDIC ne sauvera pas les retraites</title>
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    <pubDate>Thu, 08 May 2008 22:33:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Sécurité Sociale</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;L'idée qu'on pourra compenser les déséquilibres de l'assurance vieillesse en
réalisant des économies sur la lutte contre le chômage revient sur le devant de
la scène, avec les propositions du ministre du Travail aux partenaires
sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle repose sur un enchaînement mécaniciste relativement simple : le
départ à la retraite des générations du baby boom devrait s'accompagner d'une
baisse durable du chômage. En effet, le nombre de personnes d'âge actif
stagnant ou diminuant, ces personnes devraient rencontrer moins de difficultés
à trouver ou conserver un emploi puisque le déséquilibre entre offre et demande
de travail devrait se résorber. Le chômage devrait donc diminuer et
l'assurance-chômage, à règles inchangées, devrait dégager un excédent qui
pourrait être utilisé pour financer une partie des surcoûts liés au
vieillissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À plusieurs reprises dans le passé, les pouvoirs publics ont déjà utilisé de
tels excédents conjoncturels de certains régimes sociaux pour compenser les
difficultés financières d'autres régimes. Lors de la réforme des retraites en
2003, ce mécanisme a de nouveau été proposé. Il a été prévu qu'une partie du
déséquilibre des régimes obligatoires de retraite du secteur privé pourrait
être financée par la baisse future du chômage. Il est donc fondamental de
savoir s'il y là une vraie piste où s'il s'agit d'une impasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier écueil avec une telle proposition est qu'elle nous conduit à
espérer financer des besoins certains avec des économies hypothétiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'existe en réalité aucune certitude que le vieillissement
s'accompagnera, mécaniquement, d'une baisse du chômage. De même que la
persistance d'un taux de chômage élevé en France, depuis plus de 25 ans, n'est
pas due à une démographie trop dynamique, il n'y pas de raison de croire que le
départ à la retraite des générations du baby boom va inversement résorber tous
nos problèmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, comme l'a magistralement exposé à maintes reprises le démographe
Alfred Sauvy, le chômage n'est pas lié à des phénomènes démographiques, mais
économiques. C'est une illusion de penser qu'il résulte d'un excédent de
population. Dans une économie qui fonctionne, le nombre d'emplois possibles ne
connaît pas de limites, car les efforts créatifs des uns ouvrent des débouchés
pour le travail des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expérience des trente glorieuses avec un taux de chômage inférieur à 5 %,
une natalité forte, un afflux de main d'œuvre en provenance d'Algérie ou du
reste du monde montre bien que dynamisme économique et démographique peuvent
aller de pair. Ce n'est que lorsqu'il n'y a plus assez d'individus qui
entreprennent, créent des affaires et les développent, que le chômage
s'installe durablement, à l'image de ce qui s'est passé depuis les années
1970.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'exposait Sauvy, faute de l'avoir compris, des pays comme la France
« créent du chômage et, une fois obtenu ce beau résultat, accusent les
hommes d'être en trop », en cédant aux sirènes malthusienne. C'est ainsi que
toutes les politiques de lutte contre le chômage à base de réduction du temps
de travail ou d'abaissement de l'âge de la retraite ont systématiquement
échoué.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A contrario, l'observation des évolutions dans les pays de l'OCDE entre 1973
et 1996 montre que la croissance de la population active et celle de l'emploi
peuvent aller de paire. Les États-Unis et le Canada, qui ont aujourd'hui des
taux de chômage sensiblement inférieurs à celui de la France, ont connu une
croissance nettement plus rapide de leur population active. Ces résultats
contredisent la thèse selon laquelle la croissance du chômage serait une simple
conséquence de celle des ressources de main-d'oeuvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, le chômage dépend étroitement de facteurs structurels, dont
l'évolution est d'autant plus incertaine que la capacité d'innovation et de
création, dans une économie vieillissante, risque d'être difficile à conforter.
Selon le Conseil d'orientation des retraites, « le départ à la retraite
des générations nombreuses du baby-boom ne devrait avoir que très peu, voire
pas d'effet à moyen et long terme sur le taux de chômage ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second écueil est qu'il est peu probable que les excédents de l'assurance
chômage – si jamais il y en a – permettent de contrebalancer les déficits de
l'assurance vieillesse à long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son dernier rapport de janvier 2007, le Conseil d'orientation des
retraites montre qu'il faudrait que le chômage redescende à 4,5 % à partir de
2015 pour équilibrer les comptes en 2020, en compensant les déficits du régime
général par les excédents de l'assurance chômage. Et le conseil d'ajouter
qu'« en revanche, si la situation du marché du travail ne s'améliorait pas
suffisamment &lt;a href=&quot;http://www.quelleretraite.com/post/2008/05/08/%E2%80%A6&quot; title=&quot;…&quot;&gt;…&lt;/a&gt; des besoins de financement
apparaîtraient en 2020 même en tenant compte des recettes envisagées en
2003 » suite à la réforme Fillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, l'expérience des 25 dernières années en France, avec un taux de chômage
moyen deux fois supérieur à celui employé dans ces projections, conduit à
relativiser grandement cet objectif, d'autant plus qu'à ce jour, ni l'UNEDIC,
ni la Sécurité sociale n'ont apuré la dette accumulée au fil des années.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe de prudence conduit donc à considérer, comme les membres de la
commission Pébereau, que « dans le meilleur des cas, seule une partie
limitée du déséquilibre prévisible des régimes obligatoires pourra être
compensé par l'amélioration de la situation de l'emploi ». Il ne faut pas
compter sur les économies potentielles relatives aux indemnisations de chômage
pour financer l'avenir des régîmes de retraite !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La CFDT brise le tabou de la capitalisation</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2008/03/25/La-CFDT-brise-le-tabou-de-la-capitalisation</link>
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    <pubDate>Tue, 25 Mar 2008 21:24:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Choix capitalisation/répartition</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;La CFDT vient de publier mardi 25 mars ses propositions pour les retraites.
De façon très classique, elle propose d’assurer la pérennité des régimes de
retraite par répartition, tout en améliorant les taux de remplacement, ce que
d’aucuns pourraient juger contradictoire. Mais, surprise, le syndicat innove en
proposant aussi de « généraliser l’épargne retraite collective ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon lui « par construction, la répartition ne peut répondre, seule,
au niveau des pensions quand il y a un déséquilibre entre cotisants et
pensionnés ». Il propose donc d’« acter que la répartition n’est capable
d’assurer qu’un certain niveau de remplacement » et de la compléter
« par une épargne qui ne fonctionne ni sur les mêmes échéances, ni sur les
mêmes mécanismes ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La centrale appelle de ses vœux la « mise en place d’un système
généralisé de complément de retraite, partie intégrante des retraites». Selon
elle, l’épargne retraite doit devenir « un complément indispensable au
régime par répartition pour assurer un taux de remplacement correct comme l’ont
fait, avant nous, la plupart des autres pays européens ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette prise de position syndicale, qui pourrait être jugée comme banale chez
nos voisins, constitue un acte de bravoure en France, où règne encore le dogme
du tout répartition. Espérons qu'elle ne restera pas isolée, et que l'essentiel
des centrales syndicales salariales et patronales suivront ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quelleretraite.com/public/cfdt_retraite_080324.pdf&quot;&gt;Pour en savoir plus, télécharger
&amp;quot;CFDT Retraites, le rendez-vous de 2008&amp;quot;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La socialisation de l'intéressement, un mauvais calcul de Nicolas Sarkozy</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2008/02/27/Linteressement-au-secours-du-financement-de-la-repartition-un-mauvais-calcul-de-Nicolas-Sarkozy</link>
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    <pubDate>Wed, 27 Feb 2008 13:23:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Choix capitalisation/répartition</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Nicolas Sarkozy a indiqué hier qu'il avait chargé le gouvernement d'étudier
la possibilité d'intégrer les primes d'intéressement dans l'assiette de calcul
des retraites. Selon le chef de l’Etat, il faut que « les salariés qui
touchent de l’intéressement ne puissent pas dire ‘et bien écoutez, on s’est
moqué de moi, on me donne du pouvoir d’achat mais ça ne compte pas pour la
retraite’ ». Des propos qui montrent que le président n’a pas compris ce dont
il parle ou que ses objectifs sont autres.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Première erreur&lt;/strong&gt;. Les salariés ont déjà le choix entre
percevoir directement tout ou partie de leur intéressement ou les placer. Ils
sont donc libres de le consommer immédiatement ou d'épargner, par exemple en
vue de leur retraite. Loin d’améliorer la situation des salariés,
l’assujettissement de l’intéressement aux cotisations sociales retraites ne
fera que diminuer les sommes disponibles pour consommer ou capitaliser. Cette
mesure n’est donc pas une bonne nouvelle, quel que soit le souhait des
salariés.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuxième erreur&lt;/strong&gt;. Le gouvernement table sur un gain de 800
millions d’euros par an. Dans les faits, les gains seront moindres puisque
taxer l’intéressement réduira son intérêt. Les entreprises auront donc tendance
à en distribuer moins, et tout le monde sera perdant.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Troisième erreur&lt;/strong&gt;. La France souffre d’un sous développement
des retraites par capitalisation. Au lieu de chercher à le compenser en
incitant les individus à épargner plus, par exemple en plaçant leur
intéressement, le président de la République propose d’assujettir ce complément
de revenu aux charges sociales. Ce faisant, il va à l’encontre de la démarche
entamée par François Fillon en 2003, qui souhaitait le développement d’une
épargne retraite individuelle ou collective (PERP, PERCO).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les faits, l’objectif de cette proposition n’est pas de préserver les
retraites futures mais d’équilibrer, à court terme, les comptes de l’assurance
vieillesse, en trouvant de nouvelles recettes. Nicolas Sarkozy a fait sien
l’adage de Keynes, « dans le long terme nous sommes tous morts », pauvres
français...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les jeunes français ne sont pas des fans de la répartition.</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2008/02/04/Ce-que-pensent-les-jeunes-francais-des-retraites-par-repartition</link>
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    <pubDate>Mon, 04 Feb 2008 22:48:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Répartition</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Comment les jeunes perçoivent les retraites par répartition ? Sont-ils
ravis à l'idée de financer les retraites de leurs aînés et d'en être réduit, à
leur tour, à devoir tabler sur le travail des générations futures pour financer
leurs retraites ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une enquête internationale conduite pour le compte de la Fondation pour
l'innovation politique apporte une réponse (*). Elle a permis d'interroger plus
de 20 000 jeunes de 16 à 29 ans en leur demandant s'ils étaient d'accord ou non
avec l'énoncé suivant : « Je suis prêt à payer les impôts nécessaires
pour verser les retraites des générations plus âgées ? »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ll en ressort que seul 11% des français sont d'accord avec cette
proposition, soit la proportion la plus faible de l'enquête. A contrario 63 %
des chinois, 35 % des danois, 32% des américains, 27% des suédois, 25 % des
allemands, 21 % des espagnols ou 15 % des japonais sont d'accord pour financer
les retraites en répartition .&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions il y a fort à parier que les français opteraient
massivement, s'ils avaient le choix, pour des mécanismes de prévoyance retraite
faisant appel à la capitalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(*) L'étude complète est disponible sur www.fondapol.org&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Ne rigolez pas, la CNAV se paye votre tête.</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2008/02/03/Ne-rigolez-pas-la-CNAV-se-paye-votre-tete</link>
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    <pubDate>Sun, 03 Feb 2008 22:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Répartition</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;La caisse nationale d’assurance vieillesse achète des pages de publicité dans les journaux. A priori, rien de plus banal. Tous les jours des annonceurs font de la publicité pour présenter leurs produits, attirer de nouveaux clients, soigner leur image. Mais à y regarder de près, cette publicité est surprenante. Visiblement conçue pour rassurer le lecteur, elle est plutôt de nature à inquiéter celui qui s’intéresse aux retraites en général et s’interroge sur sa retraite future en particulier.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’accroche « Ne rigolez pas, c’est eux qui vont payer votre retraite » est décalée. La retraite n’est à priori pas un sujet drôle, surtout dans un pays vieillissant où règne un tout-répartition de nature à susciter des craintes. La photo qui accompagne cette accroche est tout aussi surprenante. Elle représente quatre jeunes, plutôt dubitatifs, à l’extérieur d’une fac grisâtre. A voir leur tête, on se demande s’ils ont vraiment envie de l’avenir que leur promet le publicitaire. Sont-ils heureux à l’idée de cotiser demain à l’assurance vieillesse, pour financer les retraites de leurs ainés ? Ne sont-ils pas plutôt inquiets pour leur avenir, dans un pays où le chômage des jeunes reste anormalement élevé ? Ne songent-ils pas à faire leur vie ailleurs, à l’image de ces jeunes de plus en plus nombreux à s’expatrier diplôme en poche ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La suite du commentaire, loin d’apporter du réconfort, est de nature à laisser le lecteur encore plus dubitatif : « Avec la retraite solidaire, les actifs d’aujourd’hui financent les retraites des actifs d’hier. » Or chacun sait qu’il y a de moins en moins d’actifs et de plus en plus de retraités. Dans ce contexte, les recettes des régimes de retraite par répartition, tels la CNAV, progressent moins vite que les besoins des retraités. Aussi, pour faire face à cette réalité intangible, toutes les lois votées depuis 1993 ont durci les règles de fonctionnement de la répartition, aux dépens des actifs et des retraités. Alors solidaire la répartition ? Oui, si l’on entend par là qu’elle nous met tous dans le même bateau, actifs et retraités, en taxant plus les uns et en distribuant moins aux autres.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais ce n’est pas fini, le commentaire se veut aussi rassurant pour l’avenir, quitte à sombrer dans la désinformation. Il précise que « Demain et après demain, les générations futures prendront le relais », ce qui va à l’encontre de toutes les projections démographiques. Notre publicitaire n’a d’évidence pas lu les travaux du Conseil d’orientation des retraites qui montrent qu’en 2040 nous aurons à peine 0,85 actif par retraité, là où nous avions 4,6 actifs par retraité en 1960. Dans ces conditions, qui prendra le relai, qui paiera ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette publicité pousse même le bouchon plus loin en essayant de nous faire croire que la répartition « assure notre avenir et sécurise nos retraites, pour longtemps » et « garantit aux salariés du privé une retraite durable ». Or au-delà des mots, la réalité est toute autre. Contrairement aux assureurs traditionnels, la caisse nationale d’assurance vieillesse n’offre aucune assurance, sécurisation ou garantie. Elle ne provisionne pas ses risques et ne constitue pas de réserves. Ses promesses n’engagent que ceux qui les prennent pour argent comptant.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aussi, on est en droit de s’interroger sur l’utilité de cette publicité. Contrairement aux annonceurs habituels, la caisse nationale d’assurance vieillesse n’a pas besoin d’attirer de nouveaux clients, puisque chaque salarié du privé est contraint d’y cotiser. Alors, pourquoi éprouve-t-elle le besoin de dépenser de l’argent dans les médias, pour divulguer des messages à la limite de la désinformation pure et simple ? Ne cherche-t-elle pas tout simplement à endormir les français qui, de plus en plus au fait des réalités, s’inquiètent naturellement pour leurs retraites ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quelleretraite.com/public/pub_assurance_retraite.pdf&quot;&gt;Voir la publicité de la CNAV&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le CREF, l’arbre qui cache la forêt</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2008/01/19/Le-CREF-larbre-qui-cache-la-foret</link>
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    <pubDate>Sat, 19 Jan 2008 00:31:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>COREM</category><category>CREF</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Cette semaine s’est ouvert le procès de l'ex Complément de retraite
facultatif des fonctionnaires (CREF), un scandale qui illustre pleinement les
risques liés au système par répartition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce complément de retraite, créé en 1949, était géré essentiellement en
répartition par la Mutuelle retraite de la fonction publique (MRFP). Confronté
en même temps à une baisse du nombre de cotisants, à une hausse du nombre de
bénéficiaires et un provisionnement insuffisant, il s’est trouvé en
« quasi-faillite » en 2000, avec un trou de près d’un milliard
d’euros. En conséquence, il a du diminuer de 16% la valeur des rentes et
obliger ses adhérents à transférer leurs droits dans des régimes moins
avantageux (« R1 » et COREM) ou à démissionner dans des conditions
encore plus pénalisantes. Près de 70 000 démissionnaires ont ainsi perdu 50% de
la valeur de leurs cotisations, voire plus, alors que les 380 000 personnes
s’étant résolues à transférer leurs droits ont récupéré des prestations
particulièrement faibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6000 adhérents s'estimant dupés par la MRFP se sont constitués parties
civiles. Reprochant à la mutuelle un non-respect des ses engagements et
« au moins 13 années de gestion illégale et trompeuse », ils réclament
aujourd’hui des dommages et intérêts correspondant en moyenne à 14 000 euros
par adhérent. Outre cette procédure civile René Teulade, président de la
mutuelle de 1972 à 1992 et ancien ministre socialiste des Affaires sociales
sous François Mitterrand, est mis en examen pour abus de confiance. Comme huit
anciens responsables de la MRFP, il est accusé d'avoir bénéficié d'avantages
interdits par le Code de la mutualité, tels que voiture et appartement de
fonction. Une procédure pénale devrait logiquement suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-delà du fait divers, cette affaire est emblématique des risques associés
aux régimes de retraite par répartition. En effet, dans un contexte de
vieillissement, la baisse du nombre d’actifs et l’augmentation du nombre de
retraités entraine une diminution des ressources et une augmentation des
besoins des régimes par répartition. Aussi, tous les régimes qui ne constituent
pas assez de réserves, tels feu le CREF, voire aucune réserve, telle la Caisse
nationale d’assurance vieillesse, risquent d’être un jour incapables d’honorer
leurs promesses. Le CREF est sans doute le premier scandale d’une longue série
…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.quelleretraite.com/post/2008/01/19/Le-CREF-larbre-qui-cache-la-foret#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>La &quot;réforme&quot; des régimes spéciaux entre en vigueur</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2008/01/16/La-reforme-des-regimes-speciaux-entre-en-vigueur</link>
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    <pubDate>Wed, 16 Jan 2008 08:40:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Fonctionnaires</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;La réforme des régimes spéciaux de retraite, à l'origine des conflits dans
les transports l'automne dernier, va entrer en vigueur le 1er juillet, à la
SNCF et à la RATP, après la publication mercredi au Journal Officiel des
décrets d’application.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces décrets prévoient l'augmentation progressive de la durée de cotisation
pour bénéficier d'une retraite à taux plein, de 37,5 ans actuellement à 40 ans
en 2012. Ces régimes spéciaux s’aligneront donc, avec 4 ans de décalage, sur la
durée de cotisation appliquée aux salariés du privé depuis 2008. Si entre-temps
les salariés du privé passaient à 41 ans de cotisation d’ici à 2012, comme le
prévoit le gouvernement, les salariés de la SNCF et de la RATP passeraient à 41
annuités d’ici à 2016.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les décrets instaurent également, dans certaines limites, une décote pour
les salariés partant en retraite sans avoir la durée de cotisation requise, une
surcote pour ceux ayant dépassé cette durée, et l'indexation des pensions de
retraites sur les prix et non plus sur les salaires. Ils laissent aussi
subsister des disparités significatives avec les retraites du privé, calculées
sur les 25 meilleures années de carrière et non sur les derniers mois,
conformément aux revendications des syndicats.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le décret concernant les autres régimes spéciaux des entreprises des
industries électriques et gazières (IEG), devrait paraître au JO la semaine
prochaine, et ceux concernant l'Opéra de Paris, la Comédie française et les
clercs de notaires la semaine suivante.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Quelle réforme des retraite ?</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2007/09/28/Quelle-reforme-des-retraite</link>
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    <pubDate>Fri, 28 Sep 2007 13:53:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le ministre du travail, Xavier Bertrand, a confirmé hier que la réforme des
régimes spéciaux de retraite sera faite par décret. Un texte devrait être
présenté à la mi-octobre, un débat sans vote étant prévu au Parlement mardi et
mercredi prochain. L'objectif de cette réforme est d'aligner la durée de
cotisation des salariés sur la fonction publique (en la passant de 37,5
annuités à 40 années, puis 41 années), d'instaurer un système de décote et de
surcote et d'indexer les pensions sur l'inflation (et non plus sur les
salaires).&lt;br /&gt;
Pour autant cette harmonisation des régimes, présentée comme un gage d'équité,
ne résout aucun problème de fond. Les retraites vont continuer à fonctionner
quasi intégralement sur le principe de la répartition. Dans un contexte de
vieillissement et de déficit structurel, ce n'est ni un gage de performance, ni
un gage de sécurité pour les épargnants. A quand une vraie réforme, avec une
introduction de plus de capitalisation ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Derrière la rigueur verbale, le déficit se revalorise</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2007/09/21/Derriere-la-rigueur-verbale-le-deficit-se-revalorise</link>
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    <pubDate>Fri, 21 Sep 2007 08:32:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Fonctionnaires</category>
        <category>Déficit</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le gouvernement français a annoncé que 22.700 postes de fonctionnaires
partant à la retraite ne seront pas remplacés en 2008, soit un tiers ou un
quart des départs à la retraite selon le périmètre retenu. Cette démarche
suscite de l’animosité de la part des syndicats de la fonction publique, mais
aussi des tiraillements au sein de la majorité. Christine Lagarde, ministre de
l’Economie, a défrayé la chronique en la présentant comme un « plan de
rigueur ». Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée a jugé nécessaire
de corriger le tir dès le lendemain, en assimilant les projets du gouvernement
à un « plan de revalorisation » de la fonction publique. Dans la
semaine qui a suivi, François Fillon, le Premier ministre, et Eric Woerth, le
ministre du Budget ont, eux aussi, cherché à minimiser les propos de la
ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que penser de cette cacophonie ? Dans un contexte de déficit public
structurel, est-il sérieux de parler de « rigueur » ou a contrario de
« revalorisation » ? Rien n’est moins sûr. Le non remplacement d’un
fonctionnaire à la retraite ne permet pas nécessairement de faire des
économies. En effet, l’agent partant à la retraite reste à la charge de l’Etat,
qui lui verse une pension équivalente à 75% de son dernier salaire
d’activité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’économie potentielle est donc au maximum de 25% du dernier salaire, si le
partant n’est pas remplacé. Ce ne sera cependant pas le cas, le gouvernement
ayant d’ores et déjà annoncé le remplacement de 2/3 des fonctionnaires partant
à la retraite en 2008. En faisant l’hypothèse que les partants seront remplacés
par des jeunes recrues deux fois moins rémunérées, l’équation budgétaire sera
dégradée. En effet, le coût des embauchés fera plus que compenser les économies
réalisées suite aux départs à la retraite. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christine Lagarde et Claude Guéant se trompent donc tous les deux. Il ne
sera pas possible de gérer les comptes publics avec « rigueur » l’an
prochain, qui plus est en « revalorisant» les carrières de fonctionnaires.
Avec 85.000 départs à la retraite en 2008, les dépenses de personnel et les
pensions vont continuer d’augmenter. La seule question est de savoir si elles
vont le faire à un rythme plus ou moins important que les années précédentes.
Depuis 1994/1995, l’emploi dans la Fonction Publique d’Etat a augmenté de 7,5%
en 10 ans et le nombre de pensionnés a cru de 26,8%. Le nombre d’actifs et de
retraités à la charge de l’Etat est passé de 3,8 millions à 4,4 millions. C’est
ainsi que, la part des dépenses de personnel dans le budget (hors charge de la
dette) est passée de 47% en 1996 à 52% en 2006, ce qui atteste d’un emballement
des dépenses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un contexte d’emploi à vie des fonctionnaires et de non provisionnent
de leurs retraites, conjugué à un déficit structurel dont la charge augmente,
le gouvernement a mieux à faire que de s’opposer sur des points de
sémantique.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le PERCO attire encore plus d'entreprises et de salariés</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2007/05/22/Le-Perco-seduit-toujours-plus-dentreprises-et-de-salaries</link>
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    <pubDate>Sat, 15 Sep 2007 12:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Pratique</category>
        <category>PERCO</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le plan d'épargne pour la retraite collectif (PERCO) continue de séduire
entreprises et salariés, selon l'Association française de la gestion financière
(AFG). A fin juin 2007, 45 346 entreprises ont adopté ce plan d'épargne
retraite (+66% sur 12 mois) et, au sein de ces entreprises, 286 350 salariés en
ont déjà bénéficié. L’encours total des PERCO s’établit désormais à 1,21
milliards d’euros (+122% sur 12 mois). L’encours moyen détenu par chaque
bénéficiaire s’élève à 4 229 euros, un montant en progression de 31 % par
rapport au 30 juin 2006. Il est sensiblement supérieur à celui des PERP, qui
resortait à 1 260 euros fin 2006 selon la Fédération Française des Sociétés
d'assurance (FFSA).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les retraites ont progressé légèrement plus vite que l'inflation en 2005</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2007/08/08/Les-retraites-ont-progresse-legerement-plus-vite-que-linflation-en-2005</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fcf4f6f61beba67a467a21cb76d8217e</guid>
    <pubDate>Wed, 08 Aug 2007 13:54:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Répartition</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;En 2005, on dénombrait 13,5 millions de retraités percevant une pension de
droit direct, soit 3 % de plus qu'en 2004, selon l'étude annuelle de la DREES
(direction des études des ministères du Travail, de la Santé et du Budget) sur
les retraites qui vient de paraître.&lt;br /&gt;
Le montant moyen des retraites principales (1 044 €) a augmenté de 0,7 % en
euros constants, en raison de revalorisations supérieures à l'inflation en 2005
et d'un montant de pension en moyenne plus élevé pour les nouveaux
pensionnés.&lt;br /&gt;
La DREES indique également qu&amp;quot;en 2005, un quart des départs se font avant 60
ans dans les régimes de base du privé, contre la moitié dans les fonctions
publiques&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er587/er587.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lien vers l'étude de la DREES&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les retraites par répartition, un luxe inabordable.</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2007/03/11/Les-retraites-par-repartition-un-luxe-inabordable</link>
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    <pubDate>Wed, 01 Aug 2007 20:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Répartition</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Les économistes publics français défendent généralement l'idée que la
répartition est un mode de gestion &amp;quot;social&amp;quot; des retraites. Contrairement à la
capitalisation, elle présenterait le double avantage de reposer sur des choix
collectifs et d'éviter le développement d'inégalités. Aussi, une remise en
cause de la répartition et un recours plus ou moins généralisé à la
capitalisation risqueraient d'accroître les disparités entre retraités. D'un
coté, ceux qui auraient la possibilité d'épargner deviendraient de plus en plus
riches ; d'un autre côté, un nombre croissant de retraités modestes
n'ayant pas eu les moyens de capitaliser tomberaient en &amp;quot;dessous du minimum de
pauvreté&amp;quot; . La capitalisation serait donc un &amp;quot;luxe&amp;quot;, réservé à une minorité de
nantis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, cette présentation misérabiliste est malhonnête car tous les actifs –
modestes ou aisés – ont intérêt à capitaliser. Si les français à bas salaires
ont aujourd'hui du mal à épargner en vue de leur retraite, c'est
essentiellement parce que les cotisations d'assurance vieillesse transforment
leurs salaires nets en peau de chagrin. Les calculs qui suivent montrent que,
contrairement aux idées reçues, c'est en réalité la répartition qui est un
&amp;quot;luxe&amp;quot; inabordable. Elle paupérise les actifs et les retraités et pénalise tout
particulièrement les personnes modestes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La répartition paupérise les actifs et les
retraités&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginons un salarié moyen du privé percevant 1.950 euros nets par mois,
soit le salaire moyen du privé. Il supporte 550 euros de cotisations sociales
&amp;quot;salariales&amp;quot; et dispose en théorie d'un salaire brut de 2.500 euros. Mais de
plus, son employeur verse en son nom 1.285 euros de cotisations sociales
&amp;quot;patronales&amp;quot;, ce qui porte le salaire complet à 3.785 euros mensuels.
L'ensemble des cotisations prélevées représente 1.835 euros, soit plus de 70%
du salaire brut. Ce chiffre global n'apparaît pas sur les bulletins de paie qui
masquent ainsi le coût réel de la Sécurité sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Presque la moitié des prélèvements sociaux, supportés in fine par ce
salarié, servent à financer les retraites par répartition. Le régime général et
les régimes complémentaires ponctionnent 280 euros au titre de la part
salariale et 390 euros au titre de la part patronale. Chaque mois 670 euros
sont donc absorbés par la répartition, ce qui représente plus du quart du
salaire brut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ce salarié moyen cotise à l'assurance vieillesse sur ces bases durant
quarante ans, il percevra une retraite par répartition équivalente à 70% de son
salaire brut d'activité. Régime général et régimes complémentaires confondus,
il disposera de 1.750 euros bruts mensuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si ce salarié avait pu capitaliser en actions les 8.000 euros qu'il est
contraint de verser chaque année à l'assurance vieillesse, il serait devenu
millionnaire. Ses cotisations, placées à 7,1% - le taux de rendement d'un
portefeuille action français observé sur les 40 dernières années - lui auraient
permis de constituer un capital supérieur à 1,8 millions d'euros en quarante
ans. Ce retraité &amp;quot;moyen&amp;quot; pourrait vivre confortablement des intérêts de son
capital et transmettre l'intégralité de sa fortune à ses ayants droit. En
tablant sur un rendement de l'épargne de 2% nets d'inflation à la retraite, il
disposerait un revenu mensuel de 3.000 euros par mois, sans même entammer son
capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même si l'on retient un rendement net de 5% l'an - tenant compte de frais de
gestion et d'une diversification de l'épargne en obligations et produits
monétaire - le capital accumulé représenterait plus d'un millions d'euros en 40
ans. Notre épargnant pourrait, sans même consommer ce capital, disposer d'un
revenu équivalent à celui dont il bénéficierait en répartition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un célibataire de 60 ans qui choisirait d'aliéner ce capital, en le
convertissant en rente viagère garantie à vie pourrait tabler sur 6.500 euros
par mois, soit presque quatre fois plus que ce dont il aurait bénéficié en
répartition. Un retraité ayant un conjoint du même age et optant pour une
reversion identique à celle de la Sécurité Sociale toucherait une pension de
5.200 euros par mois, soit trois fois plus qu'en répartiton (calculs faits avec
2% de taux technique, de frais sur capital constitutif et de frais sur les
rentes versées).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La répartition pénalise tout particulièrement les personnes
modestes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce petit exemple montre que la répartition appauvrit artificiellement les
actifs, les retraités et leurs conjoints. Ils bénéficieraient de pensions
triplées s'ils avaient eu le droit de capitaliser les sommes aujourd'hui
captées par &amp;quot;l'assurance vieillesse&amp;quot;. Ainsi, contrairement aux idées
complaisamment véhiculées par certains économistes et politiciens français, la
répartition n'a pas de vertus sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien au contraire, l'assurance vieillesse pénalise tout particulièrement les
personnes modestes. Les ouvriers, qui courent deux fois plus de risques que les
cadres de décéder avant l'âge de la retraite, ont une durée de retraite
inférieure à la moyenne. Ils bénéficient moins longtemps d'une répartition
favorisant a contrario les catégories socioprofessionnelles à forte espérance
de vie. En outre, la répartition contribue à reproduire les inégalités
intergénérationnelles . Les actifs modestes, dont les salaires sont
artificiellement déprimés par les cotisations d'assurance vieillesse, ont plus
de difficultés à constituer un patrimoine. Il en va de même lors de leur
retraite – plus brève que la moyenne –. Ils légueront donc à leurs ayants droit
un patrimoine sensiblement inférieur à celui qu'ils auraient pu constituer
s'ils avaient été autorisés à capitaliser. Ainsi, les retraites par répartition
élargissent et reproduisent des inégalités que la capitalisation permettrait de
résorber.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces réalités sont malheureusement passées sous silence par nombre
d'économistes et politiciens français, trop souvent enclins à brocarder la
capitalisation. Contrairement aux idées reçues, cette dernière est une
opportunité pour tous et, notamment, pour les familles modestes. Ces dernières
ne sont pas assez riches pour s'accorder le &amp;quot;luxe&amp;quot; de verser le quart de leurs
salaires bruts dans des régimes de retraite par répartition de moins en moins
rentables.&lt;/p&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://www.quelleretraite.com/public/Luxe.pdf"
      length="16931" type="application/pdf" />
    
    
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  <item>
    <title>7 millions de français épargnent dans un contrat dédié à la retraite</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2007/07/23/7-millions-de-francais-epargnent-pour-leur-retraite</link>
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    <pubDate>Mon, 23 Jul 2007 12:36:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Capitalisation</category>
        <category>Article 39</category><category>Article 83</category><category>PERCO</category><category>PERP</category><category>PREFON</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Selon une récente étude de la DREES (Direction des études des ministères de
l'Emploi et de la Santé), plus de 7 millions de personnes sont couvertes par un
contrat d’épargne retraite complémentaire, géré par une société d’assurance,
une institution de prévoyance, une mutuelle ou un organisme gestionnaire
d’épargne salariale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8,6 milliards de cotisations ont été versées sur ces contrats d'épargne en
2005. Ce montant, en hausse de 8 % par rapport à l’an passé, représente 4,3%
des cotisations versées aux régimes de retraite obligatoires de base (150
milliards) et complémentaires (50 milliards).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours en 2005, les prestations versées par ces dispositifs par
capitalisation s’élevaient à 4 milliards. En hausse de 21 % par rapport à l’an
passé, elles représentaient à peine 2% des prestations versées par les régimes
obligatoires de base (147 milliards) et complémentaires (53 milliards).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'étude de la DREES met l'accent sur l'essor des dispositifs créés par la
loi de 2003 portant réforme des retraites, qui avaient attiré 1,8 millions
d'épargnant a fin 2005. A cette date, 1,7 million de personnes détennaient un
PERP (plan d'épargne retraite populaire) et 102 000 salariés un PERCO (plan
d'épargne retraite collectif). Ces deux nouveaux dispositifs étaient en plein
essor, avec 450 000 nouveaux PERP souscrits et 66 000 nouveaux salariés
couverts par un PERCO. A noter que l'essor du PERCO a continué puisque les
dernières statistiques dénombrent 246 844 épargnants dans ce dispositif
d'épargne salariale (chiffres AFG à fin mars 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'étude de la DREES montre aussi qu’après avoir profité de l’élan suscité
par l’encouragement à l’épargne retraite en 2004, les produits d’épargne
retraite anciens, notamment ceux destinés aux professionnels indépendants,
retrouvent un rythme de croissance proche des années antérieures. 808 000
personnes (+7,2 %) disposent ainsi à la fin de l’année 2005 d’un contrat dit
« Madelin » et 261 000 (+2,8 %) d’un contrat « exploitant
agricole ». Les dispositifs de type « article 83 » du Code général
des impôts, dont le nombre d’adhérents est estimé entre 2,3 et 2,5 millions,
ainsi que de type « article 39 » restaient prépondérants parmi les
dispositifs d’entreprise. Le nombre de détenteurs de produits d’épargne
destinés aux fonctionnaires et élus locaux, avec 818 000 adhérents, restait
quant à lui inchangé en 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2005, 56 % des versements effectués sur les PERCO provennaient des
employeurs. De ce fait, &amp;quot;la cotisation moyenne sur un PERCO est 4 fois plus
élevée que sur un PERP (respectivement de 2 050 € et 491 €)&amp;quot;, indique la DREES.
En outre, le PERP se distingue pour sa part des autres types de contrat par des
souscripteurs plus jeunes et des montants de cotisation en moyenne plus
faibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er585/er585.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pour télécharger l'étude de la DREES, cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.quelleretraite.com/post/2007/07/23/7-millions-de-francais-epargnent-pour-leur-retraite#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Capitalisation, la France est à la traîne</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2007/06/05/Capitalisation-la-France-est-a-la-traine</link>
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    <pubDate>Wed, 06 Jun 2007 20:03:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Choix capitalisation/répartition</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.quelleretraite.com/public/turner.jpg&quot; alt=&quot;turner.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
La France est le pays où le plus fort pourcentage du PIB est consacré aux
dépenses totales de retraite, mais celui où le financement par capitalisation
est le plus faible. Cette comparaison internationale faite par l'assureur Swiss
Re illustre à quel point le financement des retraites pèse sur les comptes
publics français, avec près de 12 % du PIB. A contrario on observe que les
dépenses dépenses publiques et l'effort global consacré aux retraites sont
moindres dans les pays ayant développé des produits d’épargne retraite par
capitalisation. Ce résultat est assez logique. En effet, l'épargne retraite est
nettement plus efficace que la répartition. Les sommes capitalisées produisent
des intérêts permettant, à cotisation égale, d'obtenir une retraite 2 à 3 fois
plus conséquente qu'avec un système par répartition. Ajoutons qu'en plus
l’épargne retraite permet de financer le développement de l’économie, ce qui
n’est pas le cas d’un financement par répartition tel qu’il existe en France.
Un recours plus systématique à l’épargne et à la capitalisation permettrait
donc d’alléger les contraintes pesant sur les finances publiques françaises, de
préserver le pouvoir d’achat des retraités et des actifs et de contribuer
davantage au développement économique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : Swiss Re, Sigma, n° 3/2007, &amp;quot;Les produits de rente : une
solution privée au risque de longévité&amp;quot;, disponible sur le site
www.swissre.com/sigma)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.quelleretraite.com/post/2007/06/05/Capitalisation-la-France-est-a-la-traine#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>C'est irresponsable de gérer la dépendance en répartition</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2007/06/05/Cest-irresponsable-de-gerer-la-dependance-en-repartition</link>
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    <pubDate>Tue, 05 Jun 2007 22:26:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Choix capitalisation/répartition</category>
        <category>Dépendance</category>    
    <description>    &lt;p&gt;La création d'une nouvelle branche de sécurité sociale, fonctionnant en
répartition, n’est pas une bonne réponse aux défis de demain. Gérée avec des
cotisations finançant les dépenses de l’année, elle ferait peser un risque sur
les actifs, les retraités et tout particulièrement sur ceux atteints par la
dépendance. En effet, compte tenu du vieillissement de la population consécutif
au baby boom et à l’allongement de l’espérance de vie, le nombre de personnes
dépendantes va augmenter très sensiblement dans les prochaines années. Il
progressera plus vite que la masse salariale et les autres sources financement
par répartition envisageables. Il serait donc plus sage d’inciter les individus
à capitaliser et à s’assurer pour se protéger de la dépendance, plutôt que de
leur faire des promesses qu’aucun régime par répartition ne sera capable
d’honorer. L’exemple de la retraite, pour lesquelles on observe un durcissement
des critères d’éligibilité et une diminution des pensions, devrait faire
réfléchir politiques et partenaires sociaux avant de faire des promesses
intenables.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le contrat Madelin attire toujours plus d'indépendants</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2007/05/30/Toujours-plus-de-contrats-Madelin-souscrits-par-les-independants</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:466b7ac83b08f5c581629afd5a14aaa5</guid>
    <pubDate>Wed, 30 May 2007 12:34:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Capitalisation</category>
        <category>Madelin</category>    
    <description>    &lt;p&gt;687 000 contrats retraite Madelin, destinés aux travailleurs indépendants,
étaient en vigueur fin 2006. Le nombre de nouveaux contrats souscrits en 2006
(88 000) a cru de 11% par rapport à 2005. Les cotisations s'élèvent à 1,7
milliard d'euros, soit une hausse de 9% par rapport à 2005. Le montant des
prestations qui ont commencé à être versées aux personnes ayant pris leur
retraite a augmenté de 46% en 2006 (source : Fédération française des
sociétés d'assurances).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Au-delà du discours uniformisateur, la loi Fillon a créé de nouveaux privilèges</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2007/05/24/Au-dela-du-discours-uniformisateur-la-loi-Fillon-a-cree-de-nouveaux-privileges</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:533173516eaf65112485486be600127c</guid>
    <pubDate>Thu, 24 May 2007 22:10:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Fonctionnaires</category>
        <category>AGIRC</category><category>ARRCO</category><category>ERAFP</category><category>FRR</category><category>PERP</category><category>PREFON</category>    
    <description>    &lt;p&gt;En matière de retraites, au-delà des discours officiels, les fonctionnaires
restent des privilégiés. Officiellement, la loi Fillon de 2003 va permettre
d’harmoniser leur durée de cotisation pour une retraite à temps plein, en
l’alignant sur celle du privé en 2008. Officiellement aussi, ce texte a mis fin
à une inégalité criante, en permettant aux salariés du privé de se constituer
un complément retraite en franchise d’impôts. Depuis 2004, tout français peut
en effet souscrire un PERP, et bénéficier des avantages qui étaient jusqu’alors
réservés aux cotisants de PREFON et d'autres plans d’épargne retraite par
capitalisation du public .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans les faits, les privilèges du public ont la vie dure. La loi Fillon
a en effet crée un régime de retraite complémentaire par capitalisation
obligatoire réservé aux agents du public. Dénommé « Etablissement de
Retraite Additionnelle de la Fonction Publique », il s’agit d’un fonds de
pension alimenté par une cotisation sur les primes versées aux agents de l’Etat
(qui représentent jusqu'à 40% pour les hauts fonctionnaires). Il est capitalisé
à 100%, ce qui en fait un particularisme dans un pays où tous les autres
régimes de retraite obligatoires fonctionnent par répartition. Inauguré en
2005, ce fonds de pension d’un genre nouveau dispose déjà de 3 milliards
d’euros d’encours, ce qui en fait le 2ème plus gros fonds de pension en France
derrière le Fonds de Réserve des Retraites (FRR).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est choquant que ce système par capitalisation soit réservé aux agents du
public, tandis que les salariés du privés sont obligés de cotiser dans des
caisses de retraite complémentaires fonctionnant massivement en répartition
(l’AGIRC et l’ARRCO ne disposent que de 42 milliards de réserves, représentant
a peine plus d'un an de prestations).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.quelleretraite.com/post/2007/05/24/Au-dela-du-discours-uniformisateur-la-loi-Fillon-a-cree-de-nouveaux-privileges#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Pauvre Fonds de Réserve des Retraites</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2007/03/07/Pauvre-Fonds-de-Reserve-des-Retraites</link>
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    <pubDate>Mon, 21 May 2007 22:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Chiffres clés</category>
        <category>FRR</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.quelleretraite.com/public/TYSCAEA6J13CAX4VT6FCAVJ2E1MCAS8KEG4CAZVNB43CAO2PJDECAXUK6TBCA5ZJHT0CA85Q5HICAX17A4BCAH0VWO5CAIOQQRACAJFYJ7FCA8T2Z04CA1HVPK2CA0U5FW6CAUV1TJ4CAR4J80ICAKEDZWN.jpg&quot; alt=&quot;TYSCAEA6J13CAX4VT6FCAVJ2E1MCAS8KEG4CAZVNB43CAO2PJDECAXUK6TBCA5ZJHT0CA85Q5HICAX17A4BCAH0VWO5CAIOQQRACAJFYJ7FCA8T2Z04CA1HVPK2CA0U5FW6CAUV1TJ4CAR4J80ICAKEDZWN.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Moins de 2 mois de réserves,
c'est le montant accumulé par le le Fonds de Réserve des Retraites français.
Avec 31,1 milliards à fin décembre 2006, les encours du FRR ne représentent
qu'une petite fraction des 200 milliards de retraite distribués, chaque année,
en France.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais !</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2007/04/26/LEtat-devrait-provisionner-ses-retraites-comme-les-entreprises</link>
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    <pubDate>Thu, 03 May 2007 10:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Fonctionnaires</category>
        <category>Provision</category>    
    <description>    &lt;p&gt;En matière de retraites, il y a deux poids deux mesures. D’un côté, l’Etat
exige que les régimes de retraite privés fassent des provisions, en constituant
des réserves à due proportion des engagements pris vis à vis de leurs
adhérents. D’autre côté, l’Etat ne provisionne aucun des engagements qu’il
prend vis à vis des fonctionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains prétendent que ce paradoxe n’en est pas un. Contrairement aux
entreprises, l’Etat n’aurait pas besoin d’être prévoyant. Ayant la faculté de
lever de l’impôt dans les proportions qu’il souhaite, voire de modifier les
règles de départ à la retraite, il pourrait se contenter de vivre au jour le
jour. Il n’y aurait pas matière à s’inquiéter car, à la différence d'une
entreprise, un Etat ne risque pas de faire faillite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or cette façon de faire est dangereuse pour les contribuables, les
fonctionnaires et les retraités de la fonction publique. Faute de provisionner
les retraites, l’Etat constitue en effet une bombe à retardement, composée
d’engagements qu’il n’est pas sur d’avoir les moyens d’honorer. L’Etat n’a pas
la certitude de pouvoir recourir à l’impôt ou à l’endettement à due proportion
de ses besoins futurs. En outre, contrairement aux entreprises privées, il ne
dispose d’aucune souplesse dans la gestion de ses dépenses de personnel. Les
fonctionnaires ont une garantie d’emploi à vie et des rémunérations dont la
progression est indexée en fonction de leur ancienneté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, les marges de manœuvre pour rééquilibrer les
déséquilibres sont plus que réduites. Un état qui ne provisionne pas ses
retraites représente un risque systémique pour tous…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le jour où la France a fait faillite</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2007/04/23/Le-jour-ou-la-France-a-fait-faillite</link>
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    <pubDate>Mon, 23 Apr 2007 08:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Livres</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Philippe Jaffré, ancien Président d’Elf-Aquitaine, et le journaliste
Philippe Riès, viennent de publier un roman d’anticipation passionnant qui fait
froid dans le dos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginez qu’en juillet 2012 l’agence de notation Standard &amp;amp; Poor’s,
lassée par la persistance d’un déficit public structurel et l’envolée du coût
des retraites des fonctionnaires, dégrade la notation de la dette publique
française, provoquant un mouvement de défiance massif. Du jour au lendemain,
l’administration française ne trouve plus aucun préteur. Celle qui s’endettait
pour financer ses fins de mois, depuis une trentaine d’années, n’est plus à
même de payer les fonctionnaires, ses retraités, et d’honorer le remboursement
de ses dettes arrivant à échéance. Une crise de finances publiques majeure se
propage au secteur bancaire para étatique. La Caisse des Dépôts et
Consignations et la Banque Postale, détentrices d’obligations du Trésor dont le
cours est en chute en libre, sont emportées. Les banques privées sont obligées
de réduire drastiquement leur activité, au risque d’asphyxier plus encore
l’économie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’administration française quémande de quoi assumer les fins de mois au FMI,
au Club de Paris ou à la Banque Centrale européeenne. Ces institutions,
soucieuses de ne pas investir en pure perte des capitaux, exigent la mise en
place de réformes drastriques, pour passer d’un déficit annuel de l’ordre de 9%
à un excédent de 2%. La France va donc subir « un sevrage brutal », avec
l’abolition du statut de la fonction publique, la réduction du nombre des
fonctionnaires, le transfert de la gestion du secteur éducatif et hospitalier
au privé, la réduction drastique du nombre de collectivités locales…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce roman politico-financier plonge le lecteur dans les coulisses du pouvoir,
de Bercy à la Banque Centrale Européenne. Il met en scène une multitude de
personnages connus, tant français qu’étrangers, ce qui lui confère un réalisme
saisissant. Documenté et pédagogique, il intéressera tous ceux qui sont
intéressés par les affaires publiques, indépendamment de leur connaissance des
marchés financiers. Philippe Jaffré, qui a publié Monnaie et politique
monétaire (éditions Economica), et Philippe Riès ont en effet extrêmement bien
dosé leur intrigue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le fond, la trame du roman pourra paraître saugrenue à ceux peu au fait
des finances publiques, mais ce serait une erreur. L’histoire nous apprend
qu’un état peut faire banqueroute. C’est ce qui arrivé en France, en 1797, dans
plusieurs Etats fédérés des Etats-Unis d’Amérique, entre 1841 et 1843. Plus
proche de nous, les crises financière latino-américaine, avec notamment la
défaillance du Mexique (1982) ou de l’Argentine (1994), montrent qu’un état ne
peut durablement vivre au dessus de ses moyens. Espérons que ce livre sera lu,
et fera réfléchir…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe Jaffré et Philippe Ries, Grasset, janvier 2007, 365 pages.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
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