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  <title>Quelle retraite ? - Fonctionnaires</title>
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  <description>Capitalisation ou répartition, c'est à vous de préparer votre retraite et votre avenir en toute connaissance de cause.
L'objet de ce site est d'alimenter votre réflexion sur la retraite, en vous expliquant comment la préparer au mieux.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 25 Jul 2008 23:21:17 +0200</pubDate>
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  <item>
    <title>La &quot;réforme&quot; des régimes spéciaux entre en vigueur</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2008/01/16/La-reforme-des-regimes-speciaux-entre-en-vigueur</link>
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    <pubDate>Wed, 16 Jan 2008 08:40:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Fonctionnaires</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;La réforme des régimes spéciaux de retraite, à l'origine des conflits dans
les transports l'automne dernier, va entrer en vigueur le 1er juillet, à la
SNCF et à la RATP, après la publication mercredi au Journal Officiel des
décrets d’application.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces décrets prévoient l'augmentation progressive de la durée de cotisation
pour bénéficier d'une retraite à taux plein, de 37,5 ans actuellement à 40 ans
en 2012. Ces régimes spéciaux s’aligneront donc, avec 4 ans de décalage, sur la
durée de cotisation appliquée aux salariés du privé depuis 2008. Si entre-temps
les salariés du privé passaient à 41 ans de cotisation d’ici à 2012, comme le
prévoit le gouvernement, les salariés de la SNCF et de la RATP passeraient à 41
annuités d’ici à 2016.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les décrets instaurent également, dans certaines limites, une décote pour
les salariés partant en retraite sans avoir la durée de cotisation requise, une
surcote pour ceux ayant dépassé cette durée, et l'indexation des pensions de
retraites sur les prix et non plus sur les salaires. Ils laissent aussi
subsister des disparités significatives avec les retraites du privé, calculées
sur les 25 meilleures années de carrière et non sur les derniers mois,
conformément aux revendications des syndicats.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le décret concernant les autres régimes spéciaux des entreprises des
industries électriques et gazières (IEG), devrait paraître au JO la semaine
prochaine, et ceux concernant l'Opéra de Paris, la Comédie française et les
clercs de notaires la semaine suivante.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Derrière la rigueur verbale, le déficit se revalorise</title>
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    <pubDate>Fri, 21 Sep 2007 08:32:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Fonctionnaires</category>
        <category>Déficit</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le gouvernement français a annoncé que 22.700 postes de fonctionnaires
partant à la retraite ne seront pas remplacés en 2008, soit un tiers ou un
quart des départs à la retraite selon le périmètre retenu. Cette démarche
suscite de l’animosité de la part des syndicats de la fonction publique, mais
aussi des tiraillements au sein de la majorité. Christine Lagarde, ministre de
l’Economie, a défrayé la chronique en la présentant comme un « plan de
rigueur ». Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée a jugé nécessaire
de corriger le tir dès le lendemain, en assimilant les projets du gouvernement
à un « plan de revalorisation » de la fonction publique. Dans la
semaine qui a suivi, François Fillon, le Premier ministre, et Eric Woerth, le
ministre du Budget ont, eux aussi, cherché à minimiser les propos de la
ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que penser de cette cacophonie ? Dans un contexte de déficit public
structurel, est-il sérieux de parler de « rigueur » ou a contrario de
« revalorisation » ? Rien n’est moins sûr. Le non remplacement d’un
fonctionnaire à la retraite ne permet pas nécessairement de faire des
économies. En effet, l’agent partant à la retraite reste à la charge de l’Etat,
qui lui verse une pension équivalente à 75% de son dernier salaire
d’activité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’économie potentielle est donc au maximum de 25% du dernier salaire, si le
partant n’est pas remplacé. Ce ne sera cependant pas le cas, le gouvernement
ayant d’ores et déjà annoncé le remplacement de 2/3 des fonctionnaires partant
à la retraite en 2008. En faisant l’hypothèse que les partants seront remplacés
par des jeunes recrues deux fois moins rémunérées, l’équation budgétaire sera
dégradée. En effet, le coût des embauchés fera plus que compenser les économies
réalisées suite aux départs à la retraite. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christine Lagarde et Claude Guéant se trompent donc tous les deux. Il ne
sera pas possible de gérer les comptes publics avec « rigueur » l’an
prochain, qui plus est en « revalorisant» les carrières de fonctionnaires.
Avec 85.000 départs à la retraite en 2008, les dépenses de personnel et les
pensions vont continuer d’augmenter. La seule question est de savoir si elles
vont le faire à un rythme plus ou moins important que les années précédentes.
Depuis 1994/1995, l’emploi dans la Fonction Publique d’Etat a augmenté de 7,5%
en 10 ans et le nombre de pensionnés a cru de 26,8%. Le nombre d’actifs et de
retraités à la charge de l’Etat est passé de 3,8 millions à 4,4 millions. C’est
ainsi que, la part des dépenses de personnel dans le budget (hors charge de la
dette) est passée de 47% en 1996 à 52% en 2006, ce qui atteste d’un emballement
des dépenses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un contexte d’emploi à vie des fonctionnaires et de non provisionnent
de leurs retraites, conjugué à un déficit structurel dont la charge augmente,
le gouvernement a mieux à faire que de s’opposer sur des points de
sémantique.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Au-delà du discours uniformisateur, la loi Fillon a créé de nouveaux privilèges</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2007/05/24/Au-dela-du-discours-uniformisateur-la-loi-Fillon-a-cree-de-nouveaux-privileges</link>
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    <pubDate>Thu, 24 May 2007 22:10:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Fonctionnaires</category>
        <category>AGIRC</category><category>ARRCO</category><category>ERAFP</category><category>FRR</category><category>PERP</category><category>PREFON</category>    
    <description>    &lt;p&gt;En matière de retraites, au-delà des discours officiels, les fonctionnaires
restent des privilégiés. Officiellement, la loi Fillon de 2003 va permettre
d’harmoniser leur durée de cotisation pour une retraite à temps plein, en
l’alignant sur celle du privé en 2008. Officiellement aussi, ce texte a mis fin
à une inégalité criante, en permettant aux salariés du privé de se constituer
un complément retraite en franchise d’impôts. Depuis 2004, tout français peut
en effet souscrire un PERP, et bénéficier des avantages qui étaient jusqu’alors
réservés aux cotisants de PREFON et d'autres plans d’épargne retraite par
capitalisation du public .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans les faits, les privilèges du public ont la vie dure. La loi Fillon
a en effet crée un régime de retraite complémentaire par capitalisation
obligatoire réservé aux agents du public. Dénommé « Etablissement de
Retraite Additionnelle de la Fonction Publique », il s’agit d’un fonds de
pension alimenté par une cotisation sur les primes versées aux agents de l’Etat
(qui représentent jusqu'à 40% pour les hauts fonctionnaires). Il est capitalisé
à 100%, ce qui en fait un particularisme dans un pays où tous les autres
régimes de retraite obligatoires fonctionnent par répartition. Inauguré en
2005, ce fonds de pension d’un genre nouveau dispose déjà de 3 milliards
d’euros d’encours, ce qui en fait le 2ème plus gros fonds de pension en France
derrière le Fonds de Réserve des Retraites (FRR).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est choquant que ce système par capitalisation soit réservé aux agents du
public, tandis que les salariés du privés sont obligés de cotiser dans des
caisses de retraite complémentaires fonctionnant massivement en répartition
(l’AGIRC et l’ARRCO ne disposent que de 42 milliards de réserves, représentant
a peine plus d'un an de prestations).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais !</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2007/04/26/LEtat-devrait-provisionner-ses-retraites-comme-les-entreprises</link>
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    <pubDate>Thu, 03 May 2007 10:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Fonctionnaires</category>
        <category>Provision</category>    
    <description>    &lt;p&gt;En matière de retraites, il y a deux poids deux mesures. D’un côté, l’Etat
exige que les régimes de retraite privés fassent des provisions, en constituant
des réserves à due proportion des engagements pris vis à vis de leurs
adhérents. D’autre côté, l’Etat ne provisionne aucun des engagements qu’il
prend vis à vis des fonctionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains prétendent que ce paradoxe n’en est pas un. Contrairement aux
entreprises, l’Etat n’aurait pas besoin d’être prévoyant. Ayant la faculté de
lever de l’impôt dans les proportions qu’il souhaite, voire de modifier les
règles de départ à la retraite, il pourrait se contenter de vivre au jour le
jour. Il n’y aurait pas matière à s’inquiéter car, à la différence d'une
entreprise, un Etat ne risque pas de faire faillite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or cette façon de faire est dangereuse pour les contribuables, les
fonctionnaires et les retraités de la fonction publique. Faute de provisionner
les retraites, l’Etat constitue en effet une bombe à retardement, composée
d’engagements qu’il n’est pas sur d’avoir les moyens d’honorer. L’Etat n’a pas
la certitude de pouvoir recourir à l’impôt ou à l’endettement à due proportion
de ses besoins futurs. En outre, contrairement aux entreprises privées, il ne
dispose d’aucune souplesse dans la gestion de ses dépenses de personnel. Les
fonctionnaires ont une garantie d’emploi à vie et des rémunérations dont la
progression est indexée en fonction de leur ancienneté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, les marges de manœuvre pour rééquilibrer les
déséquilibres sont plus que réduites. Un état qui ne provisionne pas ses
retraites représente un risque systémique pour tous…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les retraites des fonctionnaires à la dérive.</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2000/10/11/Les-retraites-des-fonctionnaires-a-la-derive</link>
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    <pubDate>Wed, 11 Oct 2000 23:06:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Fonctionnaires</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;En 2000, l'Etat a versé 207 milliards de retraites à ses anciens personnels.
Le rapport sur les rémunérations annexé au projet de loi de finances pour 2001
montre que les cotisations des fonctionnaires ont été largement insuffisantes.
Elles n'ont couvert que 14,2% des pensions distribuées à leurs aînés, le reste
– c'est-à-dire 85,8% – a été financé par les contribuables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par comparaison, les agents des collectivités locales ont financé 23,8% de
leurs retraites, et les salariés du régime &amp;quot;général&amp;quot; – doux euphémisme puisque
ce régime n'a de général quel le nom – ont financé 42,7% des sommes allouées
aux retraités du privé (le reste a été financé par leurs employeurs). Les
actifs du privé ont donc cotisé deux fois:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;leurs charges sociales ont servi à financer les retraites de leurs aînés,
selon la logique de la répartition, initiée par le gouvernement de Vichy et
généralisée à la Libération.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;leurs impôts ont servi à financer les retraites de la fonction publique,
conformément à la loi de budgétisation votée en 1853.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Si aujourd'hui cela est encore possible tant que le coût des retraites du
public augmente modérément (+4,6 milliards de francs en 2001), ce ne sera pas
le cas dans la décennie qui vient. Près de 40% des fonctionnaires en activité
vont partir à la retraite, ce qui suscitera un accroissement brutal des
pensions à distribuer. Faute de pouvoir reporter ces coûts sur des
contribuables déjà lourdement taxés, il importerait donc :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;de freiner dès à présent le recrutement des fonctionnaires, de façon à
limiter l'inéluctable explosion des dépenses de personnel du budget général
(700 milliards de rémunération d'actifs et de pensions retraites rien que pour
2000). Or, c'est exactement le contraire de ce que fait le gouvernement Jospin,
qui vient d'annoncer 20.000 créations de postes en 2001.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;de dégager des excédents budgétaires de façon à provisionner les retraites,
à l'image de ce qu'a fait l'administration Clinton aux Etats-Unis. Là encore,
c'est exactement le contraire de ce que fait la majorité plurielle française,
incapable de résorber les déficits en dépit de la reprise économique (déficit
public de 209,5 milliards en 2000).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;d'inciter les actifs du privé ou du public à capitaliser de façon a
préserver leur pouvoir d'achat futur, à l'image de ce que font les sociaux
démocrates allemands. Cela impliquerait de faire la promotion des fonds de
pensions existant dans le public (Préfon, etc.) et de les généraliser dans le
privé. Or, le gouvernement Jospin fait, là encore systématiquement le contraire
comme l'illustre l'abrogation de la loi Thomas ou le tout récent débat sur
l'épargne salariale.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Force est malheureusement de constater que français – du public comme du
privé – se préparent des lendemains qui déchantent.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Retraites : les neufs privilèges du secteur public.</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2000/04/10/Retraites-%3A-les-neufs-privileges-du-secteur-public</link>
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    <pubDate>Mon, 10 Apr 2000 23:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Fonctionnaires</category>
        <category>Privilèges</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les retraites de tous les Français du secteur privé sont payées par
leurs cotisations. Celles des fonctionnaires sont payées par les
contribuables : c’est une des inégalités choquantes dont bénéficie le
régime des retraites publiques. Avec beaucoup de cynisme, les mêmes
fonctionnaires qui réclament l’égalité avec le privé quand cela les arrange,
gardent sous silence les inégalités dont ils bénéficient.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats, qui recrutent l’essentiel de leurs effectifs dans la fonction
publique, font traditionnellement montre d’un attachement à une égalité de
traitement la plus intégrale. Ils ont défendu pendant des années l’école
unique, au nom d’une quête de l’égalité des chances qui devait conduire à
l’abolition de toute distinction religieuse ou culturelle. Ils s’opposent
systématiquement à toute libéralisation de l’assurance maladie, au motif que
celle-ci pourrait susciter l’apparition d’une médecine « à deux vitesses
». De même, les syndicats militent pour la réduction du temps de travail des
fonctionnaires et assimilés. A les entendre, il n’y aurait pas de raison que
les mesures mises en œuvre dans le secteur privé ne s’appliquent pas dans le
public, même si les fonctionnaires ont une charge de travail nettement
inférieure à la moyenne des français. Néanmoins, à y regarder de plus près, il
semble que cette quête de l’égalité fonctionne à sens unique. Le leitmotiv
égalitariste est systématiquement mis en avant lorsqu’il s’agit de revendiquer
plus de moyens pour le secteur public et ses personnels. En revanche, il n’est
jamais mis au premier plan pour défendre les intérêts des contribuables ou des
salariés du privé. Tout se passe comme si l’égalité devait avant tout profiter
à une seule catégorie d’individus. Il en va notamment ainsi en matière de
retraites, puisque les fédérations de fonctionnaires rejettent systématiquement
les propositions d’harmonisation. Or, force est de constater qu’il existe de
nombreuses disparités de traitement entre le régime des travailleurs salariés
et les régimes de la fonction publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Première inégalité, la durée de cotisation. Au terme de la réforme Balladur,
les salariés du privé obtiendront en 2003 une retraite « à taux
plein » à condition d’avoir validé 160 trimestres. Or, la durée de
cotisation n’a pas changé dans les régimes de la fonction publique. Depuis
1948, elle est, au maximum, de 37,5 années. Précisons que la durée de
cotisation peut descendre à 25 ans (officiers), voire à 15 années (militaires
du rang, mères de trois enfants)… Conséquence, les agents de la fonction
publique partent nettement plus tôt à la retraite : l’âge moyen de départ
à la retraite oscille entre 59 ans (fonctionnaires civils) et 50 ans
(militaires), tandis que les salariés du privé prennent en moyenne leur
retraite à 63 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxième inégalité, la durée de la retraite. Les agents de la fonction
publique, qui partent le plus tôt à la retraite, sont aussi ceux qui ont
l’espérance de vie la plus grande. Ils disposent ainsi d’une durée moyenne de
retraite sensiblement plus élevée que leurs concitoyens : 26 ans pour les
femmes et 21 ans pour les hommes, soit respectivement 4 et 5 années de retraite
en plus que dans privé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisième inégalité, le mode de calcul de la pension. Les pensions des
fonctionnaires sont calculées en fonction du traitement des 6 derniers mois de
carrière. Elles représentent 75% de ce dernier traitement brut (hors primes)
dans le cas d’un fonctionnaire sédentaire ayant travaillé 37,5 ans sans avoir
eu d’enfant. Au gré des majorations, les pensions peuvent monter jusqu’à 100%
du dernier traitement. A contrario, dans le secteur privé, la pension de base
sera, en 2008, de 50% des 25 meilleurs salaires annuels (bruts et plafonnés).
Même complétée par une pension complémentaire (ARRCO, AGIRC…), elle donne un
taux de remplacement sensiblement inférieur à celui du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatrième inégalité, le mode d’indexation de la pension. Les retraites
public, comme celles du privé, sont réévaluées en fonction de l’indice des
prix. Mais fonctionnaires à la retraite bénéficient, en plus, des mesures
catégorielles accordées aux agents actifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinquième inégalité, la pension minimale. La pension minimale du secteur
public est attribuée sans condition d’âge ou de durée d’assurance. Elle
avoisine 5.500 francs, contre 3.300 francs dans le privé (à condition d’avoir
cotisé 150 trimestres ou plus).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sixième inégalité, le cumul emploi / retraite. Le cumul emploi retraite ne
pose aucun problème dans le public puisque le retraité peut toucher
l’intégralité de sa pension tout en exerçant une activité dans le secteur
privé. En revanche, les droits du retraité du privé sont revus à la baisse en
cas de reprise d’activité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Septième inégalité, la pension de reversion. Indépendamment de leurs
ressources, les veuves ou veufs de fonctionnaires perçoivent 50% de la pension
de leur conjoint (plafonnée à 37,5% du traitement brut pour les veufs). Dans le
régime général, le taux est légèrement plus favorable (54% de la pension), mais
la reversion s’effectue sous de strictes conditions de ressources. Les familles
de fonctionnaires sont donc, une fois de plus, sensiblement favorisées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Huitième et neuvièmes inégalités, les fonctionnaires ne sont pas astreints à
la répartition et peuvent aisément capitaliser. Contrairement à une idée reçue,
les retraites des fonctionnaires n’obéissent pas à la logique de répartition,
telle qu’elle a été mise en place par le régime de Vichy puis confirmée à la
Libération. En effet, les pensions de la fonction publique ne sont pas
financées par les cotisations des actifs, mais par les impôts de tous les
français. Ce particularisme, qui remonte à la loi de budgétisation de 1853,
explique pourquoi les retraites des fonctionnaires sont sensiblement plus
attractives que celles du privé. Précisons enfin que les fonctionnaires peuvent
constituer des retraites par capitalisation dans des conditions fiscalement
avantageuses. Ils sont, par exemple, 200.000 à recourir au dispositif Préfon
retraite, qui leur permet d’économiser jusqu’au tiers de leur facture d’impôt
sur le revenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le système de retraite fonctionne donc à deux vitesses. Il y a d’un côté les
fonctionnaires, qui ne supportent pas les désagréments de la répartition et ont
accès à des dispositifs de capitalisation attrayants. Il y a de l’autre les
actifs du privé, doublement pénalisés dans la mesure où ils financent les
retraites du secteur privé et les privilèges des pensionnés du public.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Retraites des fonctionnaires, Jospin se trompe de méthode et d’objectif.</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2000/04/04/Retraites-des-fonctionnaires-Jospin-se-trompe-de-methode-et-dobjectif</link>
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    <pubDate>Tue, 04 Apr 2000 23:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Fonctionnaires</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voilà maintenant deux semaines que Lionel Jospin a proposé aux
syndicats d’organiser une concertation sur une éventuelle réforme des retraites
du secteur public. Ce geste a, semble-t-il été bien accueilli par les 74% de
français qui considèrent que l’alignement des durées de cotisation entre
fonctionnaires et salariés du privés est « plutôt une bonne chose »
(sondage IFOP). Néanmoins, de profondes interrogations subsistent quant à la
méthode récemment employée par le premier ministre et aux objectifs qu’il
poursuit.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jospin a conclu un marché de dupe avec Blondel.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu’à présent les velléités réformatrices de Jospin n’ont pas été
couronnées de succès. Une rumeur syndicale stipule que le Premier ministre
avait accepté de retirer la réforme de Bercy en l’échange de la
« neutralité bienveillante » de Marc Blondel (FO) sur le dossier des
retraites des fonctionnaires. Il semble que cette manœuvre n’a pas produit les
résultats escomptés. En dépit de l’humiliation et du sacrifice de l’ex Ministre
des finances, Christian Sautter, la majorité des syndicats de fonctionnaires a
immédiatement fait connaître son opposition à toute réforme. La CGT, FO et
Solidaires (ex-groupe des Dix) refusent d’envisager un alignement du régime des
pensions publiques sur celui du privé. Ces trois syndicats entendent défendre
les privilèges de la fonction publique, et notamment le maintien de la durée de
cotisation à 37 ans ½ (40 ans dans le privé) ainsi que calcul des pensions à
partir du dernier traitement (25 meilleures années dans le privé). Ces
fédérations syndicales ont d’ailleurs organisé une journée nationale de
protestation jeudi 30 mars, afin de montrer leur attachement aux retraites et à
la création d’emplois publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jospin va-t-il maintenant céder sur l’emploi public pour amadouer
les syndicats ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, il est possible de s’interroger sur la méthode employée
par Lionel Jospin. De la même façon qu’il a visiblement sacrifié Christian
Sautter dans l’espoir d’amadouer FO, le premier ministre ne va-t-il pas
chercher à satisfaire les syndicats sur le terrain de l’emploi public pour
s’attirer leur neutralité sur le dossier retraites ? Dans ce cas, l’effet
global de la « réforme » des retraites pourrait être nul voire
négatif. En effet, les économies dégagées en faisait à terme travailler les
fonctionnaires 2 ans et ½ de plus seraient annulées si les personnels étaient
remplacés au gré des départs à la retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, Michel Sapin, le nouveau ministre de la fonction publique, a déjà fait
savoir qu’il n’exclu pas des créations d’emplois publics. Le gouvernement est
donc prêt à lâcher du lest dès à présent, sans avoir obtenu aucun engagement
ferme des syndicats sur la question des retraites. Ainsi, il est à craindre que
Lionel Jospin ne cherche à marquer des points sur le dossier des retraites en
achetant la neutralité des syndicats. Le Premier ministre risque de conclure un
nouveau marché de dupe avec des partenaires sociaux, qui n’ont pourtant aucun
pouvoir décisionnel en matière (les pensions publiques n’ont pas de caractère
paritaire et relèvent de la loi). Du point de vue du contribuable, cette
démarche équivaudrait à une victoire à la Pyrrhus puisque les dépenses globales
de personnel continueraient de croître à un rythme soutenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jospin propose une réforme insuffisante&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre la méthode, il semble nécessaire de s’interroger sur l’objectif
poursuivi par le Premier ministre. Celui-ci propose, au nom de l’équité, de
rapprocher le mode de calcul des pensions des fonctionnaires de celui des
salariés du privé. Or, cette uniformisation n’est pas à la hauteur des enjeux
puisque l’avenir des retraites par répartition du privé n’est lui même pas
assuré. En outre, contrairement à une idée reçue, les pensions des
fonctionnaires n’obéissent pas à une logique de répartition. Depuis 1853,
l’essentiel des pensions retraite de la fonction publique est financé par le
budget, tandis que les cotisations acquittées par les fonctionnaires jouent un
rôle marginal. Aujourd’hui, les retenues sur traitement des agents publics
représentent seulement 7,85% de la masse salariale, tandis les sommes versées
par les contribuables au titre des retraites de la fonction publique équivalent
à 47% de la masse salariale. Or, à l’avenir, les contribuables seront appelés à
financer les retraites du public dans des proportion nettement plus importantes
puisque le coût des retraites dépassera celui du traitement des fonctionnaires
en activité. Ainsi, en dépit d’un allongement de la durée de cotisation, il
faudra sensiblement augmenter la pression fiscale pesant sur tous les
français.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, la véritable réforme consisterait à provisionner les retraites du
public pour éviter de devoir accroître demain la fiscalité dans des proportions
insupportables. Il faudrait dès à présent basculer les fonctionnaires en
capitalisation. Une telle évolution, neutre du point de vue des agents actifs
et des retraités, permettrait de préserver le pouvoir d’achat des générations
de contribuables à venir. Précisons que les syndicats ne pourraient pas s’y
opposer puisque cette évolution ne remettrait pas en cause le montant des
prestations retraite. Enfin, il est certain qu’une fois les fonctionnaires
passés en capitalisation, il serait plus facile d’opérer un bouleversement du
même ordre dans le privé.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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