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  <title>Quelle retraite ? - Etranger</title>
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  <description>Capitalisation ou répartition, c'est à vous de préparer votre retraite et votre avenir en toute connaissance de cause.
L'objet de ce site est d'alimenter votre réflexion sur la retraite, en vous expliquant comment la préparer au mieux.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 25 Jul 2008 23:21:17 +0200</pubDate>
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  <item>
    <title>Capitalisation : nous sommes tous des sociaux-démocrates allemands.</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2001/01/30/Capitalisation-%3A-nous-sommes-tous-des-sociaux-democrates-allemands</link>
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    <pubDate>Tue, 30 Jan 2001 22:55:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Etranger</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au lieu de défiler contre le MEDEF, les français syndicalistes
hexagonaux feraient mieux de demander l'asile politique en Allemagne. De
l'autre côté du Rhin, le gouvernement social démocrate vient de lancer un
ambitieux programme de sauvegarde des retraites. A l'approche des élections il
fige la répartition et fait monter en puissance la capitalisation. Pendant ce
temps, les capitaux du fonds de réserve des retraites français
s'évaporent.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pragmatiques, les rouges-verts allemands libéralisent les fonds de
pension.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le moins que l’on puisse dire, c’est que les membres de la coalition
rouge-verte allemande n'ont pas perdu de temps. Arrivés au pouvoir il y a deux
ans, ils viennent de faire passer au Bundestag une réforme des retraites
introduisant la capitalisation. A partir de 2002, les actifs Allemands pourront
investir une portion croissante de leurs revenus dans des fonds de pensions
privés. Leur épargne – fiscalement déductible – pourra augmenter
progressivement dans les 6 prochaines années et atteindre 4% des revenus
d'activité en 2008. Majorée par un abondement de 300 euros pour un couple et de
180 euros par enfant, cette épargne retraite procurera a terme un complément de
retraite équivalant à la moitié des pensions financées par la répartition. Elle
permettra de compenser le contre-choc démographique et la baisse des retraites
par répartition. Contrairement aux projections françaises, le pouvoir d’achat
des futurs retraités sera préservé - voire accru - sans qu’il soit nécessaire
d’augmenter drastiquement les cotisations retraites pesant sur les actifs. Le
taux de cotisation alimentant la répartition - qui représente aujourd’hui 19,3%
des salaires bruts - ne dépasserait pas 21% en 2020 et resterait en dessous de
24% en 2030. L’économie sera importante puisque, faute de capitalisation, les
autorités allemandes auraient du porter les taux de cotisation répartition à
30% des salaires bruts pour préserver le pouvoirs d’achat des retraités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dogmatiques, les socialistes français nous proposent la
capitalisation sans fonds.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'opposé des rouges-verts allemands, les représentants de la gauche
plurielle française ont fait le choix de l'attentisme. Soucieux de ne pas
froisser leur électorat, ils jouent la montre et se contentent de multiplier
les effets de manche dans l'espoir de rassurer les français de plus en plus
inquiets. Une dizaine de rapports, un Conseil d'orientation, un fonds de
réserve des retraites, tout a été mis en oeuvre pour faire croire que le
gouvernement Jospin agit. Mais au delà des mots les problèmes ne cessent de
s'accumuler. Le dernier en date est croustillant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment où le gouvernement social démocrate allemand optait pour la
capitalisation individuelle, l'on apprenait que le schéma du fonds de réserve
mis en place par le gouvernement Jospin était remis en cause. Cette
capitalisation collective, censée monter en puissance progressivement et
atteindre 1000 milliards en l'an 2020, devait être alimenté par le produit de
la cession des licences téléphoniques UMTS. Or, cette privatisation tourne au
fiasco. Le gouvernement français vient en effet de se faire piéger à son propre
jeu. Soucieux de maximiser ses recettes, tout en se démarquant des méthodes de
cession anglo-saxonnes, il avait souhaité déterminer à l'avance le prix de
vente des licences. Au lieu d'organiser un processus de vente aux enchères, il
a arbitrairement fixé le prix d'une licence UMTS à 32,5 milliards de francs.
Mais les opérateurs téléphoniques, échaudés par le retournement des valeurs
technologiques, jugent aujourd'hui ce tarif prohibitif. Suez Lyonnaise des Eaux
vient de décliner l'offre gouvernementale et Bouygues Telecom pourrait emboîter
le pas. Bilan : en quelques mois, le fonds de réserve des retraites s'est
appauvri d'une trentaine de milliards. En réalité, le manque à gagner est
encore plus important puisque cette somme aurait du être placé et faire des
petits… Décidément, à force de tout vouloir faire différemment des autres, le
gouvernement français multiplie les impasses. Pauvres retraites...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Retraites : Schröder introduit la capitalisation, Jospin continue de défendre la répartition.</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2000/06/07/Retraites-%3A-Schroder-introduit-la-capitalisation-Jospin-continue-de-defendre-la-repartition</link>
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    <pubDate>Wed, 07 Jun 2000 23:41:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Etranger</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les membres de la coalition rouge-verte au pouvoir en Allemagne
depuis octobre 1998 ne perdent pas de temps. Ils viennent d’adopter un projet
visant à limiter la hausse des cotisations d’assurance vieillesse en
introduisant une dose de capitalisation. Cette démarche, incontournable dans un
contexte de vieillissement démographique, n’a malheureusement pas les faveurs
de Lionel Jospin. Incapable d’expliquer à sa majorité plurielle qu’un passage à
la capitalisation est inéluctable, le premier ministre s’est contenté
d’installer la semaine dernière un conseil d’orientation des
retraites.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pragmatiques, les rouges-verts allemands introduisent une dose
progressive de capitalisation.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le moins que l’on puisse dire, c’est que les membres de la coalition
rouge-verte allemande agissent en politiques responsables. Soucieux de
pérenniser le pouvoir d’achat des futurs retraités, ils proposent de combiner
la répartition avec la capitalisation dès l’année prochaine. Cette démarche,
qui marque une rupture avec la conception assurantielle allemande, est la seule
qui permette d’éviter la paupérisation des futurs retraités. En effet, en
raison de l’augmentation du nombre de pensionnés et de la stagnation de la
population active, le montant des retraites par répartition devrait
sensiblement décliner d’ici à 2050. Alors qu’un allemand prenant sa retraite en
2020 percevra chaque mois 122 DM (410 francs) de moins qu’aujourd’hui, le
manque à gagner mensuel atteindra 960 DM en 2050 (1.540 francs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, les sociaux-démocrates et écologistes proposent aux salariés de
capitaliser en prévision de leurs vieux jours. Ils veulent les inciter à
épargner 0,5% de leurs salaires bruts dès 2001 et à accroître progressivement
la part de la capitalisation, afin de placer 4% des salaires en 2008. A terme,
cette épargne procurerait, grâce aux intérêts composés, un complément de
retraite conséquent équivalant à la moitié des pensions financées par la
répartition. Le pouvoir d’achat des futurs retraités serait préservé - voire
accru - sans qu’il soit nécessaire d’augmenter drastiquement les cotisations
retraites pesant sur les actifs. Le taux de cotisation alimentant la
répartition - qui représente aujourd’hui 19,3% des salaires bruts - ne
dépasserait pas 20% jusqu’en 2020 et resterait en dessous de 22% en 2030.
L’économie serait importante puisque les autorités allemandes pensent que,
faute de capitalisation, il faudrait porter les taux de cotisation répartition
à 30% des salaires bruts pour préserver le pouvoirs d’achat des retraités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dogmatique, la gauche plurielle française cache aux français
l’inéluctable faillite de la répartition.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le malheur est qu’à l’opposé des rouges-verts allemands, les représentants
de la gauche plurielle française refusent de se comporter en politiques
responsables. Aveuglément attachés à la répartition, ils parent cette dernière
de toutes les vertus. Ils la présentent comme un instrument de redistribution
des richesses et un moyen de renforcer la solidarité intergénérationnelle. Or,
la réalité est toute autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’une part, les retraites par répartition sont anti-redistributives. Elles
pénalisent doublement les personnes modestes ayant souvent une espérance de vie
inférieure à la moyenne. Non seulement leurs revenus d’activité sont amputés
par les cotisations vieillesse mais, en outre, les personnes modestes
obtiennent en l’échange des pensions sous évaluées dans la mesure où elles ont
statistiquement une retraite plus courte que la moyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’autre part, la pratique qui consiste à léguer la charge des retraites aux
générations futures n’est en rien solidaire. Initiée par le gouvernement de
Vichy, qui tablait sur une relance de la natalité, elle n’est pas viable dans
un contexte de vieillissement démographique. A titre d’illustration, les
projections du Ministère de l’emploi et de la solidarité attestent qu’il
faudrait augmenter le taux de cotisation assurance vieillesse dans des
proportions insoutenables si l’on persistait dans la répartition. Là où sont
aujourd’hui prélevés 19,2% des salaires bruts, il faudrait porter le taux de
cotisation à 25% des salaires en 2020 et 29% en 2030. Or, une telle
augmentation de cotisation pénaliserait lourdement les actifs et, d’une manière
générale, l’économie française. Les simulations usuelles montrent qu’avec un
tel accroissement des prélèvements sociaux, le taux de chômage d’équilibre
augmenterait de deux points, effaçant ainsi l’embellie conjoncturelle que nous
connaissons depuis 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les mesures mises en œuvre par Lionel Jospin sont notoirement
insuffisantes.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à cette catastrophe annoncée, la ligne de conduite de Jospin tient de
la méthode coué. L’hôte de Matignon a multiplié les rapports et les
concertations sans jamais passer à l’acte. Soucieux de masquer son attentisme,
il se contente de déclarations lénifiantes et de succédanés de réformes. Il en
va ainsi du fonds de réserve qui, créé en 1999, serait progressivement abondé
pour disposer de 1000 milliards en 2020. A l’évidence, cette somme est
notoirement insuffisante puisque le besoin de financement annuel serait déjà de
300 à 400 milliards de francs en 2020 (le Commissariat général du Plan table
sur un déficit annuel de 700 à 800 milliards de francs en 2040).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en place, le 30 mai, d’un Conseil d’orientation des retraites
témoigne aussi de l’attentisme gouvernemental. Crée à l’instigation Lionel
Jospin, qui a déjà commandé une demi douzaine de rapports et concertations en 3
ans, ce comité a été présentée comme une structure de dialogue et
d’information. Or son président, une ancienne collaboratrice de François
Mitterrand, a déjà annoncé que le conseil ne serait « ni un lieu de
négociation ni un lieu de décision ». Il va s’en dire qu’aucune réforme
sérieuse ne sera entreprise d’ici à la présidentielle de 2002. Hasard du
calendrier, le mandat de Schröder arrivera à terme au même moment. Mais il
semble que, des deux côtés du Rhin, les socialistes aient fait des choix
stratégiques radicalement opposés. Alors que Gerhard Schröder jouera sa
réélection sur ses réformes structurelles – telles la pérennisation des
retraites moyennant l’introduction d’une dose de capitalisation – Lionel Jospin
préfère ne rien faire pour satisfaire sa « gauche plurielle ».&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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