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  <title>Quelle retraite ? - Epargne Salariale</title>
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  <description>Capitalisation ou répartition, c'est à vous de préparer votre retraite et votre avenir en toute connaissance de cause.
L'objet de ce site est d'alimenter votre réflexion sur la retraite, en vous expliquant comment la préparer au mieux.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 25 Jul 2008 23:21:17 +0200</pubDate>
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    <title>Epargne salariale : la capitalisation en catimini ?</title>
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    <pubDate>Thu, 01 Feb 2001 22:50:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Epargne Salariale</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Assemblée nationale a définitivement adopté mercredi le projet de
loi sur l'épargne salariale. Le nouveaux texte, qui élargit l'accès des
salariés aux mécanismes d'épargne d'entreprise, tranche nettement avec le
discours de gauche anti-capitalisation. Les socialistes, qui ont abrogé il y a
quelques mois la loi Thomas sur les fonds de pension, viennent en effet
d'adopter une loi de nature à favoriser le développement de l'épargne long
terme. Mais ils demeurent incapables d'expliquer aux français l'intérêt de la
capitalisation.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les salariés pourront capitaliser plus facilement&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ca y est, la version définitive du projet de loi sur l'épargne salariale
vient d'être votée par l'Assemblée Nationale. Il s'agit d'une bonne nouvelle
pour les 3 millions de français qui détiennent de l'épargne salariale et pour
les millions d'autres qui, jusqu'à présent, n'avaient pas accès à aux
dispositifs d'entreprise. La nouvelle loi, inspiré du rapport
Balligand-Foucault, va en effet doublement faciliter le développement de cette
épargne défiscalisé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part, la nouvelle loi assouplit les contraintes juridiques en
permettant aux petites entreprises de s'associer pour proposer à leurs salariés
des Plans d'épargne inter-entreprises (PEI). L'épargne salariale, aujourd'hui
l'apanage des grosses entreprises dotées d'accord de participation et
d'intéressement pourra se développer dans les PME. Jusqu'à une période récente,
ces dernières hésitaient à proposer de tels dispositifs faute de pouvoir
mutualiser leurs coûts. C'est ainsi que seuls 3% des salariés des PME de moins
de 50 personnes avaient accès à l'épargne salariale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, la nouvelle loi est de nature à faciliter le développement
d'une épargne pudiquement qualifiée de &amp;quot;longue&amp;quot; qui, dans les faits, sera
excellent produit de capitalisation retraite. Le tout nouveau Plan partenarial
d’épargne salariale volontaire (PPESV) permettra aux salariés de capitaliser
jusqu’à 25% de leurs rémunération moyennant une fiscalité attrayante.
Concrètement, une partie des versements – les primes de participation et
d'intéressement – seront défiscalisés et ne supporteront ni charges sociales,
ni impôt sur le revenu. Cette capitalisation, renforcée par les versements
volontaires des salariés et les abondements des employeurs, subira une
fiscalité modérée en l'échange d'une période de blocage de dix ans. Comme dans
tous les dispositifs d'épargne salariale, l'épargnant ne supportera qu'une fois
le prélèvement fiscal, à l'image de ce qui se fait dans les régime de
capitalisation retraite français tels que Préfon (fonctionnaires) ou loi
Madelin (indépendants). Sans le dire, les socialistes viennent ainsi de poser
les jalons des fonds de pension de gauche. S'ils ont pris soin de gommer tout
ce rappelait trop l'épargne retraite – en se refusant par exemple à inscrire
dans la loi une possibilité de sortie en rente viagère – cela n'empêchera pas
ceux qui le désireront de convertir leur capitalisation en rente, de façon à
compléter leur retraite par répartition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Encore faudrait-il expliquer l'intérêt de la
capitalisation&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, si l'adoption de la loi Fabius sur l'épargne salariale est une
excellente nouvelle pour les salariés avertis, on regrettera à juste titre que
ce texte n'ait pas suscité un accompagnement politique à la hauteur des
enjeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois de plus la classe politique française s'est avérée incapable de
tenir un discours de vérité intelligible par la majorité français.
Contrairement à ce que l'on observe outre-Rhin, où le gouvernement rouge-vert
allemand orchestre au grand jour la montée en puissance de la capitalisation,
la gauche plurielle française n'a pas profité de l'occasion qui se présentait à
elle pour remettre en cause le dogme du tout répartition. Passablement aidée
par l'attitude d'une droite qui refuse de développer un réel discours
alternatif pro capitalisation, elle continue d'user de faux semblants et de
nier l'urgence d'une transition. Cette attitude, rationnelle de la part d'un
cartel électoral soucieux d'assurer sa réélection, laissera place aux
déconvenues lorsque les retraites par répartition commenceront sérieusement à
se dégrader et que les inégalités, entre retraités ayant ou n'ayant pas
capitalisé, apparaîtront au grand jour.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Cachez cette épargne salariale que je ne saurais voir.</title>
    <link>http://www.quelleretraite.com/post/2000/06/28/Cachez-cette-epargne-salariale-que-je-ne-saurais-voir</link>
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    <pubDate>Wed, 28 Jun 2000 23:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas</dc:creator>
        <category>Epargne Salariale</category>
        <category>Epargne Salariale</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent Fabius est en train de boucler un avant-projet de loi sur
l’épargne salariale. En dépit des précautions prises pour ne pas froisser les
partenaires sociaux, il s’agit d’une bonne nouvelle pour tous ceux qui désirent
préparer activement leur retraite. On regrettera néanmoins que le gouvernement
Jospin se contente d’introduire la capitalisation en catimini, à l’opposé de la
démarche courageuse des rouges-verts allemands.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bonne nouvelle, les salariés pourront capitaliser plus
facilement&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après deux ans de consultations diverses, le gouvernement passe à l’acte.
Conformément aux recommandations des rapports Lorenzi (mars 1998) puis
Balligand-Foucault (janvier 2000), Laurent Fabius est en train de mettre en
place un instrument d’épargne longue calqué sur la fiscalité des plans
d’épargne d’entreprise. Le futur plan partenarial d’épargne salariale
volontaire (PPESV) permettra de capitaliser jusqu’à 25% des rémunérations
salariales sur dix ans, voire plus, en l’échange d’une fiscalité attrayante.
L’épargne salariale - qui concerne aujourd’hui 4,4 millions de personnes
bénéficiant de dispositifs de participation, intéressement ou d’épargne
d’entreprise – deviendrait ainsi un instrument de prévoyance long terme. Cette
démarche novatrice permettrait notamment d’éviter la paupérisation des
ressortissants du régime général d’assurance vieillesse, dont les retraites
stagnent depuis leur indexation sur les prix (réforme Balladur de 1993).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les dispositions introduites par Laurent Fabius, il faut souligner
celles autorisant la mise en place de plans d’épargne inter-entreprises (PEI).
Concrètement, les partenaires sociaux pourront s’entendre pour créer un PEI
géographique ou professionnel, qui sera ouvert aux employeurs et salariés qui
le souhaiteront. Tous les personnels des entreprises incluses dans le champ
d’un plan&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;d’épargne pourront capitaliser. Les salariés bénéficieront de conditions
fiscalement attrayantes, même si leur entreprise ne souhaite pas adhérer
individuellement au plan d’épargne et, a fortiori, l’abonder. D’autre part, le
texte à l’étude assouplit les règles de transfert d’épargne. Une personne
changeant d’employeur ne perdra plus le bénéfice d’une épargne salariale
antérieure : elle pourra réinvestir la totalité des sommes préalablement
placées, tout en conservant les avantages fiscaux associés aux périodes de
blocages déjà écoulées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mauvaise nouvelle, le gouvernement n’est pas prêt à assumer la
capitalisation retraite.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les dispositifs à l’étude présentent d’indéniables avantages, force est
de constater que le gouvernement n’est toujours pas prêt à tenir un discours de
vérité aux français. Officiellement, le PPESV n’est pas un produit d’épargne
retraite appelé à compléter les retraites par répartition. Le ministère des
finances ne manque d’ailleurs aucune occasion d’opposer l’épargne salariale, à
la française, aux fonds de pensions, à l’anglo-saxonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Détail révélateur, le texte proposé par Laurent Fabius ne tranche pas entre
les partisans d’un déblocage en rente viagère ou en capital. Il élude ce débat,
en laissant les partenaires sociaux libres de préciser, au gré des accords, le
mode de sortie. Il est probable que les syndicats, hostiles à la capitalisation
retraite, opteront pour une sortie en capital. A leurs yeux, cette dernière
présente l’avantage de ne pas entretenir d’ambiguïté avec les produits
retraites viagers. En réalité, ce débat est purement artificiel puisqu’un
salarié qui débloque son épargne en capital peut immédiatement la convertir en
viager en s’adressant à un intermédiaire financier. Ainsi, quoi qu’on en dise,
l’épargne salariale permettra de constituer des compléments retraite. Si les
motifs qui conduisent les partenaires sociaux à privilégier la sortie en
capital sont hypocrites, il faut néanmoins noter qu’en réalité ce mode de
sortie est favorable aux futurs retraités. En effet, la sortie en viager
présente - comme les retraites par répartition – l’inconvénient de pénaliser
les personnes modestes à faible espérance de vie. Une sortie en capital, qui
permettra notamment de constituer un patrimoine transmissible au sein des
familles, est donc un gage de justice sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lionel Jospin à la solution, mais il ne veut pas le
dire.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, sans présager d’éventuels durcissements, il apparaît que le projet
d’épargne salariale est, en l’état actuel, un excellent texte. Il importe
néanmoins d’apporter un bémol puisque le gouvernement propose de mettre en
place un dispositif indispensable, tout en refusant d’inciter les français à
l’employer pour constituer une épargne retraite. Contrairement à ses illustres
prédécesseurs, tels Jaurès, ou à ses homologues verts-rouges allemands, Lionel
Jospin n’est pas prêt à expliquer l’importance de la capitalisation retraite.
Sa démarche s’apparente à celle d’un enfant timide, qui aurait la solution au
problème du jour, mais n’oserait pas l’exposer, de peur de se faire gronder par
ses camarades… pluriels. En faisant voter en catimini un texte sur l’épargne
salariale, le gouvernement montre, une fois de plus, qu’il est à
l’arrière-garde du progrès social.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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